Les organisateurs de Roland-Garros ont annoncé vendredi une sanction financière à l'encontre d'Adolfo Vallejo, à la suite de déclarations sexistes prononcées après sa défaite au deuxième tour. Le Paraguayen, 71e joueur mondial, avait estimé que la rencontre aurait dû être dirigée par un arbitre masculin, en raison selon lui de la difficulté pour une femme d'officier dans un contexte très exigeant.
À l'issue d'un marathon de cinq sets perdu face au Français Moïse Kouame, Vallejo s'en était pris à l'arbitre de chaise brésilienne Ana Carvalho. « Ce genre de match doit être arbitré par un homme, a-t-il déclaré. C'est très difficile pour une femme de faire ça. Il faut beaucoup de force pour s'opposer au public. » Ces propos, tenus après la défaite du Paraguayen au terme d'un match disputé sous une forte chaleur, ont rapidement suscité une vive controverse.
Une réponse ferme de la direction du tournoi
La Fédération française de tennis et la direction du tournoi ont immédiatement condamné ces déclarations. Dans un communiqué, elles ont rappelé que la compétence des arbitres ne se mesure pas à leur genre, mais à leur professionnalisme et à leur capacité à officier à haut niveau. La sanction prendra la forme d'une amende dite significative, dont le montant précis n'a pas été communiqué.
Un contexte de match sous tension
La rencontre, disputée sur le court Suzanne-Lenglen, a vu le public largement acquis à la cause du Français de 17 ans, Moïse Kouame, qui disputait son premier tournoi du Grand Chelem. Pour Vallejo, âgé de 22 ans, il s'agissait également d'une première apparition dans un Majeur. La longue bataille en cinq manches a semblé exacerber les tensions.
Une polémique qui dépasse le tennis
Ces déclarations ont suscité un vif émoi dans le monde du tennis. L'affaire relance le débat sur la place des femmes dans l'arbitrage sportif de haut niveau. Roland-Garros, comme les autres tournois du Grand Chelem, s'est engagé ces dernières années en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment via la parité des primes et la promotion des officielles féminines.