La députée écologiste Sandrine Rousseau a demandé vendredi l’annulation des concerts prévus de Patrick Bruel, invoquant une « mise en danger » des femmes qui travaillent avec lui.
Dans une déclaration publique, l’élue a justifié sa requête par la présence de techniciennes, de personnes qui gèrent les lumières, le son ainsi que sa loge. « Il y a des techniciennes, des personnes qui gèrent les lumières, le son, ainsi que sa loge », a-t-elle précisé, arguant que ces femmes seraient exposées à un risque en raison d’une affaire de violences sexuelles dans laquelle le chanteur est impliqué.
Une demande qui intervient dans un contexte judiciaire
Patrick Bruel fait l’objet d’une enquête pour violences sexuelles, ouverte après le dépôt de plusieurs plaintes à son encontre. L’artiste conteste les faits qui lui sont reprochés et bénéficie de la présomption d’innocence. Sandrine Rousseau estime néanmoins que, tant que l’affaire n’est pas tranchée, la tenue des concerts expose les femmes de son entourage professionnel à un danger potentiel.
Réactions et implications
La demande de la députée a relancé le débat sur la place des artistes mis en cause dans des affaires de violences sexuelles. Certaines voix s’élèvent pour défendre le principe de présomption d’innocence, tandis que d’autres jugent légitime de prendre des mesures de précaution pour protéger le personnel féminin. Les organisateurs des concerts n’ont pas encore réagi officiellement à cette interpellation.
Pour l’heure, les représentations de Patrick Bruel restent maintenues dans l’attente d’une éventuelle décision judiciaire ou d’une annulation par les producteurs.