Des allégations de manipulation des chiffres de disponibilité

Un internaute, sous le pseudonyme « slack_is_lying », a publié sur le forum Hacker News une accusation cinglante à l'encontre de la plateforme de messagerie professionnelle Slack. Selon ce message, Slack revendiquerait « 100 % de disponibilité » (uptime) pour le trimestre en cours, malgré des incidents techniques fréquents. L'utilisateur affirme que l'entreprise « met à jour manuellement sa page de statut » afin de pouvoir afficher un taux d'uptime parfait alors que des problèmes subsistent.

L'exemple d'une panne actuelle

Pour illustrer son propos, l'auteur cite un incident en cours : les messages mettraient jusqu'à 15 minutes à être délivrés, ce qui, selon lui, « rend le produit effectivement indisponible ». Il dénonce cette pratique comme trompeuse et estime qu'« on ne devrait pas permettre cela ».

Un incident reconnu mais peut-être sous-évalué

Un autre participant au fil de discussion, identifié comme « vient », a partagé un lien vers la page officielle de statut de Slack. Ce lien montre que Slack a bien créé un incident pour la panne évoquée : une page intitulée « 2026-05/46d9d5d41fbedd9f » sur le sous-domaine slack-status.com. Cela indique que l'entreprise a officiellement reconnu un problème. Toutefois, l'accusation de fond demeure : les utilisateurs estiment que la méthode de calcul ou d'affichage de l'uptime est trompeuse, car même lorsqu'un incident est déclaré, il ne serait pas comptabilisé dans les statistiques globales de disponibilité.

Contexte et implications

Slack, filiale de Salesforce, est un outil de communication utilisé par des millions de professionnels dans le monde. La confiance dans sa fiabilité est cruciale pour ses clients, qui dépendent de la plateforme pour leurs échanges quotidiens. Si les allégations de manipulation des chiffres d'uptime se confirmaient, cela pourrait nuire à sa réputation et soulever des questions sur la transparence des fournisseurs de services cloud. Ce type de pratique – ajuster manuellement les indicateurs de disponibilité – est généralement condamné par les entreprises du secteur, qui privilégient des métriques automatisées et vérifiables. Ni Slack ni Salesforce n'ont pour l'instant répondu publiquement à ces accusations précises.