Le groupe automobile Stellantis prévoit d'investir plus d'un milliard d'euros dans son usine de Mulhouse (Haut-Rhin) pour y produire une nouvelle génération de véhicules électriques. L'annonce a été faite le 26 mai, à l'occasion d'une réunion à l'Élysée consacrée à l'électrification de l'industrie française, en présence du chef de l'État et de plusieurs dirigeants de groupes énergétiques et industriels.
Un investissement massif pour sécuriser l'avenir du site
Cet investissement, qui sera déployé à partir de 2029, doit permettre de moderniser l'outil industriel avec de nouvelles machines et lignes de production. Le site de Mulhouse, qui emploie environ 4 000 personnes, assemble actuellement les Peugeot 308 et 408 ainsi que la DS7. L'usine tournait à cadence réduite ces derniers mois, et l'arrivée de ce programme structurant lui offre une visibilité à long terme.
Le chef de l'État s'est félicité de cette décision, y voyant « un véritable avenir industriel » pour le site alsacien. L'investissement s'inscrit dans le cadre plus large du plan gouvernemental visant à accélérer l'électrification de la France, alors que la consommation énergétique du pays dépend encore à 60 % des énergies fossiles.
Mulhouse, un maillon stratégique dans la transition électrique de Stellantis
Si le groupe n'a pas encore officiellement détaillé les modèles qui seront produits à Mulhouse, l'annonce confère à l'usine un rôle central dans la prochaine étape de la stratégie électrique de Stellantis. Le constructeur doit faire face à une concurrence chinoise agressive sur les prix, à des marges sous pression et à un marché européen de la voiture électrique encore irrégulier.
Dans ce contexte, l'investissement ne constitue pas une garantie absolue, mais il ancre Mulhouse dans l'avenir électrique du groupe, au moment où la France cherche à relocaliser une partie de sa production de véhicules électriques. L'usine alsacienne rejoint ainsi d'autres sites français bénéficiant de programmes de modernisation.
D'autres annonces pour l'électrification de la France
Lors de cette même réunion à l'Élysée, plusieurs autres investissements ont été annoncés. Octopus Energy a confirmé le déploiement d'au moins 10 000 pompes à chaleur dans l'année à venir, avec un budget de 150 millions d'euros pour la construction d'une usine dédiée en France. Electra prévoit 300 millions d'euros d'ici 2030 pour installer 1 000 nouveaux points de charge ultra-rapides par an. Lidl doit également déployer des bornes de recharge, pour un investissement de 13,5 millions d'euros. Enfin, EDF consacrera 240 millions d'euros à l'électrification du pays, notamment pour préparer des terrains industriels, soutenir l'achat de poids lourds électriques et installer des bornes de recharge.