Le ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, Roland Lescure, a ouvert la porte à une contribution exceptionnelle visant TotalEnergies, sans toutefois en faire une initiative gouvernementale pour le prochain exercice budgétaire. Intervenant ce mercredi sur les antennes de BFM-RMC, il a déclaré à propos d’une éventuelle surtaxation du groupe pétrolier : « Je ne m’y opposerai pas. »

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, dont le ministre a estimé qu’elles n’avaient pas, pour l’instant, fragilisé l’économie française. « Elle résiste », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que la situation méritait une vigilance accrue. La guerre dans cette région du monde a provoqué une flambée des prix du pétrole, renforçant les profits des majors du secteur.

Roland Lescure a toutefois précisé que le gouvernement ne prévoyait pas, à ce stade, d’inscrire une telle mesure dans le budget 2027, dont le cadrage repose sur le principe « sans hausse d’impôts ». Il s’est montré ouvert à une initiative parlementaire ou à une proposition émanant des partenaires politiques, sans la formuler lui-même.

Contexte fiscal et polémiques La question d’une surtaxation des superprofits énergétiques revient régulièrement dans le débat public français, notamment depuis l’envolée des prix des carburants et de l’énergie en 2022-2023. Plusieurs organisations et partis de gauche réclament une contribution exceptionnelle de TotalEnergies, accusée de réaliser des bénéfices records sur fond de crise du pouvoir d’achat.

Le gouvernement sortant, tout en défendant un cadre budgétaire maîtrisé, n’a jamais exclu des mesures ciblées. Les déclarations de Roland Lescure ce mercredi s’inscrivent dans cette ligne : ni rejet catégorique, ni initiative immédiate.