Emmanuel Macron a annoncé, vendredi 22 mai, un déblocage de 1,55 milliard d'euros de fonds publics supplémentaires pour soutenir les technologies quantiques et les semi-conducteurs. Le chef de l'État s'exprimait lors d'un déplacement au Très Grand Centre de calcul (TGCC) du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), à Bruyères-le-Châtel (Essonne). Il a estimé que le rythme imposé par les concurrents internationaux, notamment les États-Unis et la Chine, oblige la France à « passer à la vitesse supérieure » et à « changer d'échelle ».
1 milliard pour le quantique via France 2030 Sur l'enveloppe totale, un milliard d'euros sera alloué à la stratégie nationale quantique dans le cadre du programme France 2030. En cumulant cet apport public, les financements européens et l'effet de levier du secteur privé, le président a estimé que près de trois milliards d'euros pourraient être mobilisés en cinq ans. Les technologies quantiques, encore largement expérimentales, promettent de résoudre en un temps record des problèmes trop complexes pour les supercalculateurs actuels ou futurs.
550 millions pour un programme européen sur l'électronique et les semi-conducteurs Parallèlement, 550 millions d'euros sont destinés à un nouveau programme européen consacré à l'électronique et aux semi-conducteurs. L'objectif est de soutenir la recherche et l'industrialisation de ces composants essentiels à l'intelligence artificielle et aux centres de données. Emmanuel Macron a plaidé pour une Europe capable d'investir « beaucoup plus massivement » afin de faire émerger ses propres champions industriels. Il a notamment évoqué la possibilité de recourir à un emprunt européen dédié à la recherche, à l'innovation et aux technologies critiques.
Un effort qui s'inscrit dans la continuité Cette nouvelle enveloppe s'ajoute aux plans précédents. En 2021, un premier plan quantique avait réuni 1,8 milliard d'euros. Il avait été complété en 2024 par 500 millions d'euros supplémentaires via un programme de commande publique destiné au secteur de la défense. Le chef de l'État a insisté sur la nécessité de coordonner l'effort national avec une stratégie européenne plus offensive pour préserver la souveraineté technologique du continent.