Le parquet a requis, ce lundi 26 mai 2026, une peine de trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, à l'encontre d'un animateur du périscolaire jugé pour des agressions sexuelles commises dans une école parisienne. Le réquisitoire a été prononcé lors du procès qui se tient devant le tribunal judiciaire de Paris.

Au cours de ses réquisitions, le représentant du ministère public a employé des termes très durs à l'encontre du prévenu, déclarant : « Faut être psychopathe pour faire ça ». Cette phrase, rapportée dans l'enceinte du tribunal, reflète la gravité des faits reprochés à l'animateur, âgé d'une trentaine d'années.

Des faits commis dans le cadre scolaire

L'homme est accusé d'avoir agressé sexuellement plusieurs enfants âgés de 6 à 10 ans, dont il avait la charge dans le cadre des activités périscolaires. Les faits se seraient déroulés entre 2023 et 2024 au sein de l'école Alphonse Baudin, située dans le 11e arrondissement de Paris. L'enquête avait été ouverte après le signalement de parents d'élèves, alertés par le comportement anormal de leur enfant.

Lors des débats, la défense a plaidé la relaxe, contestant la matérialité des faits et la fiabilité des témoignages des jeunes victimes. L'avocat de l'accusé a notamment souligné l'absence d'éléments médicaux ou de preuves matérielles directes.

Une décision attendue dans les prochains jours

Le tribunal a mis sa décision en délibéré, et le jugement devrait être rendu dans les prochains jours. En attendant, l'animateur, qui a été placé sous contrôle judiciaire depuis sa mise en examen, demeure présumé innocent. Cette affaire a suscité une vive émotion parmi les parents d'élèves et a relancé le débat sur le contrôle et la surveillance du personnel encadrant les activités périscolaires.

Le parquet a également requis une interdiction définitive d'exercer toute activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs, ainsi qu'une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles.