Le président Donald Trump a apporté son soutien à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) pour qu’elle devienne l’autorité fédérale de régulation des marchés de prédiction, selon une information rendue publique ces derniers jours. Cette prise de position intervient alors qu’un conflit oppose plusieurs États américains sur la question de savoir qui doit encadrer ces plates-formes où les utilisateurs parient sur l’issue d’événements politiques, économiques ou culturels.

Le choix d’un régulateur unique L’administration Trump privilégie une approche centralisée : confier à la CFTC, déjà chargée de la supervision des marchés dérivés, le pouvoir d’autoriser et de surveiller les marchés de prédiction. Ce choix écarterait les régulateurs étatiques qui, dans certains États, ont tenté d’interdire ou de restreindre ces plates-formes au nom de la protection des consommateurs ou de la lutte contre les paris illégaux.

Une opposition entre États Plusieurs États contestent la légitimité de la CFTC à régir seule ce secteur. Ils estiment que les marchés de prédiction relèvent du droit local des jeux de hasard et demandent à conserver un pouvoir de veto. Le conflit s’est intensifié ces derniers mois, certains parlements étatiques ayant adopté des lois visant à bloquer l’accès à des sites comme PredictIt ou Kalshi, tandis que la CFTC menaçait de poursuivre ces initiatives.

Les enjeux pour les plates-formes Les marchés de prédiction permettent aux utilisateurs d’acheter et de vendre des contrats basés sur la probabilité d’un événement futur. Leur essor ces dernières années a attiré l’attention des régulateurs. En soutenant la CFTC, Trump cherche à offrir un cadre unique et stable aux opérateurs, tout en évitant un patchwork de règles étatiques qui freinerait l’innovation.

Réactions et prochaines étapes La position présidentielle a été accueillie avec satisfaction par les défenseurs d’une régulation fédérale, qui y voient un moyen de sécuriser le secteur. En revanche, les opposants – notamment certains procureurs généraux d’État – dénoncent une mainmise fédérale qui ignorerait les spécificités locales. Aucun texte de loi n’a encore été présenté pour officialiser ce transfert de compétence, mais le soutien de la Maison-Blanche pourrait accélérer les discussions au Congrès.