L'ancien directeur du design d'Apple, Jony Ive, a dévoilé son premier concept automobile, un véhicule électrique dont le design suscite autant d'admiration que de critiques. Dans un éditorial publié le 27 mai 2026, un journaliste spécialisé estime que cette création, offerte à une clientèle très aisée, aurait dû être conçue pour le grand public, à l'image d'une Volkswagen.
Un concept haut de gamme Le véhicule, dénommé « Luce », se présente sous la forme d'un SUV au profil épuré, avec des phares en forme de U inversé et une face avant où la calandre a été remplacée par un écran lumineux affichant le logo du constructeur. Selon les images diffusées, l'habitacle est minimaliste : un volant en forme de molette, un immense écran incurvé en guise de tableau de bord et une absence totale de boutons physiques. L'ambiance intérieure peut être modifiée via des projections lumineuses sur les panneaux de porte.
Un prix inaccessible Le journaliste souligne que ce concept, produit en série limitée, est réservé à une élite fortunée. Il regrette que cette vision audacieuse du transport ne soit pas accessible au plus grand nombre. « Cela aurait dû être une Volkswagen », écrit-il, estimant que l'innovation la plus radicale en matière de design automobile doit profiter à tous, pas seulement aux clients capables de débourser plusieurs centaines de milliers d'euros.
Un hommage au design L'article rappelle que Jony Ive, qui a quitté Apple en 2019, a fondé son propre studio de design, LoveFrom, avec lequel il a notamment collaboré avec Ferrari. Le concept « Luce » est le premier résultat de cette collaboration. Le journaliste reconnaît la qualité esthétique et technique du véhicule, mais regrette que le génie du designer britannique ne puisse être partagé que par une poignée de privilégiés.
Un débat sur l'innovation et l'accessibilité Cette sortie relance le débat sur le rôle des designers de renom dans l'industrie automobile. Faut-il réserver les concepts les plus novateurs à des séries limitées pour maintenir une image de marque exclusive, ou, au contraire, les démocratiser pour faire évoluer le marché de masse ? Le journaliste répond clairement : l'innovation la plus audacieuse mérite d'être portée au plus grand nombre.