Une étude publiée dans JAMA Network Open révèle une association statistiquement significative entre la proximité résidentielle d'un terrain de golf et une augmentation du risque de maladie de Parkinson. Les travaux, menés par une équipe de neurologues et d'épidémiologistes, suggèrent que l'exposition environnementale aux pesticides employés pour l'entretien des parcours pourrait être un facteur de risque majeur.

Une augmentation de 126 % du risque

L'étude, dirigée par Brittany Krzyzanowski (Barrow Neurological Institute, Phoenix, Arizona) et ses collègues de la Mayo Clinic (Rochester, Minnesota), de l'Université de Rochester et de l'Université du Kansas, a analysé les données de santé de résidents d'une région non précisée. Les résultats montrent que les individus vivant dans un rayon d'un mile (environ 1,6 kilomètre) d'un terrain de golf présentent un risque 126 % plus élevé de développer la maladie de Parkinson par rapport à ceux résidant plus loin.

Les pesticides sur la sellette

Les auteurs de la recherche avancent que cette corrélation pourrait s'expliquer par l'utilisation intensive de pesticides et d'herbicides sur les greens : produits chimiques conçus pour maintenir la qualité des parcours, mais dont la persistance dans l'environnement et la toxicité neurologique sont documentées. L'exposition chronique, même à faible dose, via l'air ou l'eau, pourrait accroître la vulnérabilité des riverains. Cette hypothèse s'inscrit dans un corpus croissant de travaux reliant l'exposition aux pesticides à la neurodégénérescence.

Des implications en santé publique

L'étude interpelle sur les risques sanitaires liés à la localisation des habitations à proximité d'espaces traités chimiquement. Les auteurs, parmi lesquels figurent E. Ray Dorsey (University of Rochester Medical Center) et Rodolfo Savica (Mayo Clinic), appellent à une vigilance accrue et à des recherches complémentaires pour confirmer le lien causal et évaluer l'impact des alternatives d'entretien des parcours de golf. L'article, publié le 8 mai 2025, est accessible en libre accès.