Trois personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’évasion d’Ilyas Kherbouch, connu sous le surnom de «Ganito», survenue en mars dernier à la prison de Villepinte. Parmi les mis en cause figurent le frère du détenu ainsi qu’un surveillant pénitentiaire, ont indiqué les autorités judiciaires.
Une évasion rocambolesque
Ilyas Kherbouch s’était évadé de l’établissement pénitentiaire de Villepinte (Seine-Saint-Denis) au mois de mars. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’opération avait été menée avec la complicité de plusieurs individus qui s’étaient fait passer pour des policiers. Ces derniers auraient pénétré dans la prison en utilisant des uniformes et des véhicules factices, permettant au détenu de s’enfuir sans difficulté.
L’évasion avait immédiatement déclenché une vaste enquête confiée à la police judiciaire. Les investigations ont rapidement mis en lumière l’implication possible de proches du fugitif et de membres du personnel pénitentiaire.
Trois gardes à vue
Ce mercredi 27 mai, les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de trois personnes. Outre le frère d’Ilyas Kherbouch, un surveillant de la prison de Villepinte a été appréhendé. L’identité de la troisième personne placée en garde à vue n’a pas été précisée par les sources judiciaires. Les trois suspects sont entendus par les enquêteurs pour des faits de «complicité d’évasion» et possiblement «association de malfaiteurs».
Les gardes à vue se déroulent dans les locaux de la police judiciaire, sous le contrôle d’un magistrat instructeur. Les investigations se poursuivent afin de déterminer le rôle exact de chacun dans cette fuite spectaculaire.
Un fugitif toujours recherché
Ilyas Kherbouch, alias «Ganito», reste activement recherché par les forces de l’ordre. Son profil, connu des services de police pour des affaires de trafic de stupéfiants, en faisait un détenu particulièrement surveillé. L’enquête tente également de déterminer s’il a bénéficié de complicités extérieures pour organiser sa cavale.
L’affaire a suscité une vive émotion au sein de l’administration pénitentiaire, qui a ouvert une enquête interne sur les conditions de cette évasion. La question des failles de sécurité dans les établissements pénitentiaires français est une nouvelle fois posée.
Des précédents similaires
Ce type d’évasion «à la policière» n’est pas sans rappeler d’autres affaires récentes où des détenus ont été extraits de prison grâce à des complicités internes et des déguisements. Les autorités judiciaires entendent faire toute la lumière sur les circonstances de la fuite de «Ganito» et sur les éventuels dysfonctionnements au sein de la prison de Villepinte.
Les trois personnes placées en garde à vue devraient être déférées devant un juge dans les prochains jours, à l’issue de leur audition. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels autres complices.