L'ex-PDG de Lafarge, Bruno Lafont, et son ancien bras droit ont été libérés sous contrôle judiciaire le 26 mai 2026, en attendant leur procès en appel. Cette décision intervient dans le cadre des poursuites liées aux activités du groupe en Syrie, où l'entreprise est accusée d'avoir versé des financements à des groupes armés, dont l'organisation État islamique.
Les deux hommes, condamnés en première instance, avaient interjeté appel. La justice a estimé que leur détention provisoire n'était plus nécessaire, tout en leur imposant des mesures de contrôle strictes. Ils devront notamment se présenter régulièrement aux autorités et ne pourront pas quitter le territoire sans autorisation.
Le parquet n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. La défense s'est félicitée de cette libération, estimant qu'elle reconnaît le respect des obligations judiciaires par ses clients. Le procès en appel devrait se tenir dans les mois à venir.
Cette affaire, qui a mis en lumière les pratiques de certaines entreprises dans des zones de conflit, continue de susciter un vif intérêt sur les plans juridique et diplomatique. Lafarge, désormais intégré au groupe suisse Holcim, a déjà présenté des excuses publiques pour ses agissements en Syrie.