La Fédération internationale d'athlétisme (World Athletics) a fait savoir qu'elle maintenait l'interdiction de participation des athlètes russes et biélorusses à l'ensemble de ses épreuves. Cette décision, officialisée récemment, prolonge une politique mise en place après le début du conflit en Ukraine.
Une position inflexible de World Athletics
Les instances dirigeantes de l'athlétisme mondial ont confirmé que les sportifs des deux pays demeurent exclus de toutes les compétitions placées sous l'égide de la fédération. Cette mesure, qui concerne aussi bien les meetings internationaux que les championnats, n'a pas été modifiée malgré les appels répétés de Moscou. Les responsables de World Athletics estiment que les conditions justifiant le bannissement initial n'ont pas évolué de manière à autoriser un retour.
La Russie saisit le Tribunal arbitral du sport
Parallèlement à cette annonce, la partie russe a décidé de porter l'affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Les autorités sportives russes contestent la légalité et la proportionnalité de l'exclusion totale, estimant qu'elle pénalise des athlètes qui n'ont aucun lien avec les décisions politiques de leur gouvernement. Le recours a été déposé dans l'espoir d'obtenir une levée de la sanction ou, à défaut, une révision des conditions d'éligibilité. Aucune date d'audience n'a encore été communiquée par le TAS à ce stade.
Un contexte géopolitique tendu
L'interdiction frappant les représentants russes et biélorusses s'inscrit dans un mouvement plus large de sanctions sportives adoptées par de nombreuses instances internationales après l'invasion de l'Ukraine. World Athletics avait été parmi les premières fédérations à exclure totalement ces deux nations, allant au-delà des recommandations initiales de certaines organisations. Cette position a été régulièrement réaffirmée depuis, malgré les pressions diplomatiques exercées par Moscou et Minsk.
Des conséquences durables pour les athlètes concernés
Les sportifs russes et biélorusses se voient ainsi privés de compétitions de haut niveau depuis plusieurs saisons, ce qui les empêche de participer aux grands rendez-vous internationaux, y compris les Jeux olympiques sous la bannière de l'athlétisme. Certains ont tenté de changer de nationalité sportive, mais les règlements stricts de World Athletics limitent ces possibilités. Les instances russes dénoncent une rupture du principe de neutralité du sport, tandis que les défenseurs de la sanction rappellent l'engagement pris par la communauté sportive de ne pas normaliser les relations avec les régimes impliqués dans le conflit.
Quelles perspectives ?
L'issue de la procédure devant le TAS demeure incertaine. Si la juridiction arbitrale venait à donner raison à la Russie, World Athletics pourrait être contrainte de revoir sa position. En attendant, la fédération maintient le statu quo et n'envisage aucun assouplissement à court terme. La situation des athlètes biélorusses, soumis à la même mesure, reste également suspendue à l'évolution du dossier juridique et diplomatique.