Un engin explosif a détoné en plein jour dans un café du quartier du Hejaz, à Damas, à proximité du palais de justice. Le ministère syrien de l’Intérieur a précisé qu’il s’agissait d’un engin artisanal, sans divulguer davantage de détails sur l’enquête en cours. Les services de secours se sont rapidement déployés sur place, tandis que la télévision d’État diffusait des images montrant des sols maculés de sang et des chaises renversées.

Le bilan officiel, communiqué par le chef des services d’urgence du ministère de la Santé, Ahmed al‑Bakour, fait état de cinq personnes tuées et de onze blessés. Des sources concordantes indiquent que la déflagration a été provoquée par une bombe placée dans l’établissement. Aucune revendication n’a été formulée dans les heures qui ont suivi l’attentat.

Contexte d’insécurité Cet attentat intervient dans un climat de violences sporadiques qui secouent la Syrie depuis le renversement du régime de Bachar al‑Assad, fin 2024, par une coalition rebelle dominée par des groupes islamistes. Le nouveau président, Ahmed al‑Charaa, tente de consolider son autorité sur un pays fragmenté par quatorze années de guerre civile. Plusieurs attaques meurtrières ont déjà été revendiquées par l’organisation État islamique, qui a récemment annoncé une « nouvelle phase » d’opérations contre les autorités en place, les accusant de trahir son interprétation rigoriste de l’islam et de servir des intérêts étrangers.

Toutefois, des analystes spécialisés dans le suivi du groupe jihadiste estiment que le rythme actuel des attaques reste bien inférieur à celui enregistré en 2024 et 2025. La Syrie, qui a largement évité de s’impliquer directement dans les conflits régionaux plus larges, continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, notamment des incursions israéliennes dans le sud du pays et des opérations menées par les forces américaines contre des chefs de l’État islamique.

Une enquête en cours Les forces de sécurité ont bouclé le périmètre du café et procèdent à des investigations pour identifier les responsables de l’attentat. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent plusieurs blessés allongés sur le sol, entourés de policiers et de secouristes. Les autorités appellent la population à la vigilance et promettent de traduire les coupables en justice.

Cet événement tragique rappelle que, malgré la chute du régime précédent, la Syrie reste vulnérable à des attaques ponctuelles qui fragilisent les efforts de reconstruction et de stabilisation engagés par le gouvernement de transition.