Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a exprimé sa vive indignation, le 30 juin, après que les parlementaires écologistes ont avancé un bilan de 10 000 décès imputables à la canicule qui frappe le pays. « C'est scandaleux ! », a-t-il lancé, jugeant cette estimation infondée et propre à semer l'inquiétude. Il a parallèlement défendu les mesures prises par l'exécutif pour faire face à l'épisode de chaleur extrême.
Une réaction immédiate et cinglante Interrogé sur le chiffre mis en avant par les élus écologistes, Sébastien Lecornu n'a pas caché son exaspération. Selon lui, avancer un tel nombre relève d'une instrumentalisation politique et ne reflète pas la réalité des données sanitaires disponibles. Le premier ministre a rappelé que les services de l'État étaient pleinement mobilisés et que des dispositifs de vigilance et d'aide aux populations vulnérables avaient été renforcés.
Les écologistes ripostent par une motion de censure En réaction à ces propos, les groupes parlementaires écologistes ont annoncé leur intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement Sébastien Lecornu. Ils estiment que l'exécutif n'a pas pris la mesure de la crise climatique et que la surmortalité enregistrée durant les vagues de chaleur successives justifie une mise en cause de sa responsabilité politique. La motion devrait être examinée dans les prochains jours à l'Assemblée nationale.
Un contexte de tensions sur la gestion de la canicule Cet échange intervient alors que la France connaît une canicule prolongée, avec des températures dépassant les 40 degrés dans plusieurs régions. Le gouvernement avait activé le plan canicule national et multiplié les appels à la vigilance. Cependant, les écologistes, appuyés par plusieurs associations, jugent ces efforts insuffisants et réclament un plan d'adaptation plus ambitieux. Le chiffre de 10 000 morts, qu'ils avancent sur la base d'études épidémiologiques comparatives, est au cœur de la polémique.