Alors qu'une vague de chaleur exceptionnelle frappe l'Hexagone, avec 35 départements placés en vigilance rouge et 45 en orange, les collectivités locales accélèrent leurs plans d'adaptation des établissements scolaires. Si Paris a commandé 1 200 climatiseurs pour ses écoles, d'autres villes optent pour des solutions complémentaires.

Un plan d'urgence à La Seyne-sur-Mer

Dans le Var, la commune de La Seyne-sur-Mer fait partie des quinze municipalités engagées dans le projet national Racine 2, qui vise à adapter les écoles à la chaleur en s'appuyant sur des capteurs placés dans les salles de classe et sur des actions dites « low-tech ». Le maire de la ville, Dorian Munoz, a détaillé les mesures prises en deux mois : adoption d'un plan canicule, installation de 48 salles refuges équipées de ventilateurs muraux surpuissants, mise à disposition de bouteilles d'eau fraîche pour les élèves et aménagement de 40 climatiseurs mobiles dans les dortoirs des écoles maternelles. Les cantines adapteront également leurs menus lors des fortes chaleurs. L'investissement total pour ces travaux dépasse le million d'euros.

Des actions complémentaires dès la rentrée

Sarah Chereau, adjointe aux affaires scolaires de La Seyne-sur-Mer, s'est félicitée de ce que les enfants « retrouvent plus de confort pour l'apprentissage ». Dès la prochaine rentrée, la ville prévoit l'installation de brumisateurs dans les cours de récréation ainsi qu'une aération des salles de classe pendant la nuit.

À Paris, une commande massive de climatiseurs

Dans la capitale, la mairie a annoncé la commande de 1 200 climatiseurs destinés aux écoles. Les premières livraisons sont attendues dès le lundi suivant l'annonce. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où les épisodes de chaleur se multiplient, y compris durant la période scolaire.

Des initiatives citoyennes dans les Hauts-de-Seine

Face à l'urgence, certaines initiatives émanent directement des parents d'élèves. Dans les Hauts-de-Seine, des familles ont installé des couvertures de survie aux fenêtres des écoles pour tenter de réduire la température intérieure. Ce système D illustre le désarroi de certains parents face à des bâtiments scolaires souvent vétustes et mal isolés.

Une école fermée dans les Landes après un pic à 53°C

Le problème de la vétusté des bâtiments scolaires a été mis en lumière dans les Landes, où une école a dû fermer après qu'un pic de température de 53°C a été enregistré sous une verrière. Cet incident a relancé le débat sur l'état du parc scolaire français et sur la nécessité d'investir massivement dans la rénovation thermique des établissements.

Un projet national pour des solutions locales

Le projet Racine 2, auquel participe La Seyne-sur-Mer, se présente comme une réponse structurée à ces défis. En s'appuyant sur des données collectées par des capteurs dans les salles de classe, il permet de tester et de déployer des actions low-tech, c'est-à-dire peu coûteuses et faciles à reproduire. L'objectif est de généraliser les bonnes pratiques à l'ensemble du territoire.

Alors que l'été n'a pas encore commencé, la question du confort thermique dans les écoles s'impose comme un enjeu majeur de santé publique et de politique éducative.