Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a vivement condamné la chute d’un drone russe sur un immeuble en Roumanie, survenue ces derniers jours. Il a qualifié cet événement d’« acte irresponsable de la Russie » et a annoncé la convocation de l’ambassadeur russe en France pour ce vendredi.

Cette réaction diplomatique marque une nouvelle escalade dans les tensions liées au conflit ukrainien. Le drone, qui a touché une zone habitée en territoire roumain, a provoqué une réaction immédiate des autorités françaises. Selon le ministre, l’incident constitue une violation de l’espace aérien d’un État membre de l’OTAN et un geste inacceptable de la part de Moscou.

Lors d’une déclaration publique, Jean-Noël Barrot a souligné la gravité de la situation. « Ce type d’action irresponsable ne peut rester sans réponse », a-t-il indiqué, ajoutant que la France entend rappeler à la Russie ses obligations internationales. La convocation de l’ambassadeur russe s’inscrit dans cette démarche de fermeté.

Les autorités roumaines ont déjà confirmé l’impact du drone et ouvert une enquête. De son côté, l’OTAN a exprimé sa solidarité avec Bucarest et condamné l’« inconséquence » de la Russie, bien que la France agisse ici de manière bilatérale. La rencontre prévue entre Jean-Noël Barrot et le représentant de Moscou à Paris devrait permettre de clarifier les positions respectives et d’exiger des explications.

Cet événement survient dans un contexte de frappes russes répétées près des frontières de l’Alliance atlantique. La Roumanie, qui partage une longue frontière avec l’Ukraine, a déjà été confrontée par le passé à des incidents similaires, notamment des débris de drones. Cette fois, l’impact direct sur un immeuble d’habitation a ravivé les craintes d’une extension du conflit.

La France, en tant que membre influent de l’OTAN et de l’Union européenne, cherche à maintenir une pression diplomatique sur la Russie tout en évitant une escalade militaire directe. La convocation de l’ambassadeur est un signal fort, habituellement réservé aux situations les plus graves.

Jean-Noël Barrot n’a pas précisé si d’autres mesures seront prises à l’issue de cet entretien. Il a toutefois insisté sur la nécessité de protéger l’intégrité territoriale des alliés et de ne pas laisser impunis des actes qui pourraient menacer la sécurité régionale.