Un incident raciste a éclaté en marge de la Coupe du monde 2026, lors de la rencontre entre la Belgique et l'Iran. Alors qu'il officiait en tant que consultant pour une chaîne de télévision serbe, l'ancien attaquant Rade Bogdanovic, passé par l'Atlético Madrid et le Werder Brême et comptant trois sélections avec l'équipe de Yougoslavie, a provoqué un tollé par ses déclarations.
Les faits se sont produits lorsque le présentateur a demandé à l'ancien joueur de commenter l'expulsion du défenseur belge Nathan Ngoy, sanctionné d'un carton rouge pour une faute en position de dernier défenseur en seconde période. C'est à ce moment que Rade Bogdanovic a lancé : « J'ai toujours dit que ces joueurs, et je ne suis pas raciste, mais les joueurs noirs n'ont pas la concentration pour tenir plus de 60 à 80 minutes. » Il a poursuivi en affirmant avoir partagé le terrain avec eux, ajoutant : « Parfois nous devions empêcher nos propres joueurs de faire des erreurs. »
Des propos maintenus malgré la contradiction
Le présentateur a tenté de contre-argumenter en prenant l'exemple de la défense de l'équipe de France, mais Rade Bogdanovic n'a pas cédé. Il a réitéré et confirmé son point de vue, déclarant : « Si on voulait aller dans les détails, on pourrait. Ils font aussi des erreurs. Je ne généralise pas évidemment, mais la majorité manque de concentration et ensuite ce genre de situations se produit. » Ces sorties, tenues en direct, ont immédiatement suscité une polémique, et ni la chaîne concernée ni l'ancien joueur n'avaient réagi dans l'immédiat.
Un précédent en 2019
Ce n'est pas la première fois que Rade Bogdanovic tient des propos à caractère raciste. En 2019, il avait déjà critiqué la défense du Borussia Dortmund, estimant que celle-ci était devenue moins performante depuis que l'entraîneur suisse Lucien Favre avait « décidé d'aligner quatre noirs ». Cet antécédent ravive les critiques à son encontre et alimente le débat sur la persistance des comportements discriminatoires dans le milieu du football.
Cette nouvelle polémique intervient une semaine après des propos similaires tenus par l'ancien international néerlandais Rafael van der Vaart, illustrant une tendance préoccupante dans le paysage médiatique sportif. La Coupe du monde 2026, qui se déroule jusqu'au 19 juillet, est ainsi marquée par ces incidents qui jettent une ombre sur la compétition.