Washington tire la sonnette d'alarme.

Les États-Unis ont exprimé leur vive inquiétude face au siège de la ville d'el-Obeid, au Soudan, par les Forces de soutien rapide (FSR) et leurs alliés. Dans un communiqué publié lundi, le département d'État américain a indiqué que les paramilitaires « massent des forces » autour de la localité et a prévenu que « des atrocités de masse pourraient être imminentes », ce qui aggraverait encore « la crise humanitaire déjà catastrophique au Soudan ».

Un risque d'assaut meurtrier.

Selon le département d'État, toute escalade supplémentaire pourrait avoir un impact dévastateur sur les civils. Les États-Unis ont réitéré leur appel à une solution négociée au conflit, soulignant que « les FSR et leurs forces alliées doivent cesser toute action qui pourrait mettre en danger les civils, entraver l'aide humanitaire ou contribuer à de nouvelles atrocités et souffrances ». Le texte rappelle également que « les belligérants doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire pour protéger les civils et garantir que ceux qui cherchent la sécurité puissent le faire sans crainte ni entrave ».

Un précédent déjà lourd.

L'ONU a mis en garde contre un possible parallèle entre une attaque sur el-Obeid et celle menée en octobre 2025 sur el-Fasher, que des responsables onusiens ont décrite comme portant les « signes d'un génocide ». Alors que le conflit entre l'armée soudanaise et les FSR dure depuis avril 2023, les Nations unies estiment que 500 000 civils à el-Obeid risquent de devenir victimes d'atrocités si les paramilitaires lancent un assaut. En dix jours, au moins 50 civils auraient été tués dans des frappes de drones dans la ville et au Kordofan-Nord.

Une détérioration continue de la situation.

Les États-Unis, les observateurs internationaux et plusieurs organisations humanitaires s'alarment d'une aggravation de la catastrophe humanitaire. Le communiqué américain intervient après qu'une coalition d'au moins 29 pays a déjà, la semaine dernière, tiré la sonnette d'alarme sur les risques d'atrocités de masse à el-Obeid. La guerre a déjà fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.