Les deux ressortissants français qui avaient disparu en mer au large des côtes marocaines ont été retrouvés vivants. Leur sauvetage est intervenu dans la nuit de jeudi à vendredi, alors que les moyens de recherche étaient déployés depuis plusieurs jours.
Un sauvetage par un navire de commerce
Les deux hommes, à bord du catamaran « Stella », ont été repérés par un navire de commerce croisant au large d’Assilah, une ville du nord du Maroc. Selon un responsable du Centre de recherche marocain, c’est « grâce au message envoyé à l'ensemble des bateaux qui entrent dans le périmètre de recherche » qu’ils ont pu être localisés. Le centre a ensuite accompagné l’équipage du navire marchand dans la procédure d’identification. « Il a fallu préciser que c'était bien eux », a-t-il indiqué. Les deux naufragés doivent être débarqués à Cadix, dans le sud de l’Espagne, probablement au cours de la nuit suivante.
Une alerte partie dimanche
Le calvaire des deux marins avait débuté le week-end précédent. Le catamaran « Stella », qui effectuait un convoyage depuis la Martinique, a émis un premier signal de détresse dimanche vers 3 heures 15 (heure de Paris), signalant une voie d’eau. Un second message a indiqué que l’équipage abandonnait le navire pour se réfugier dans l’annexe dont il disposait. André Danzé, père de Vincent, l’un des deux disparus âgé de 25 ans, a confirmé ces informations.
Les secouristes avaient retrouvé le catamaran et un radeau de sauvetage vides à environ trois milles nautiques (cinq kilomètres) des côtes de Tanger. Immédiatement, la Protection civile marocaine a mobilisé deux avions, deux hélicoptères et trois unités maritimes pour ratisser la zone côtière. Côté français, la Marine nationale a envoyé un avion de reconnaissance lundi, tandis que des recherches par satellite étaient également engagées. Depuis mercredi, les investigations avaient été étendues aux eaux territoriales espagnoles.
Pas de balise de détresse à bord
Le responsable du Centre de recherche a précisé que les plaisanciers ne possédaient pas de balise de détresse. Ils disposaient en revanche d’un canot annexe équipé d’un moteur, qui leur a permis de dériver jusqu’à être secourus. Les causes exactes de l’incident demeurent pour l’heure inconnues.
La fin de cette disparition, qui a mobilisé d’importants moyens des deux côtés de la Méditerranée, a apporté un soulagement aux familles. Les deux Français sont désormais pris en charge par les autorités espagnoles à Cadix.