Une scène de contrôle routier survenue en février dernier en Floride n’a cessé de faire le tour des réseaux sociaux cette semaine, après la diffusion d’une vidéo montrant l’incompréhension et l’ironie d’une conductrice face à un agent de la circulation. Katie Thomas, 36 ans, amputée de la main droite, a reçu une contravention pour avoir utilisé son téléphone au volant… avec cette même main. L’agent, qui menait une opération de lutte contre la distraction au volant dans la ville de Lake Worth, affirmait l’avoir vue dépasser son véhicule en tenant son appareil de la main droite. L’intéressée lui a alors montré son moignon pour signifier l’absurdité de l’accusation, en rétorquant : « So, obviously not! » (Soit, visiblement non !) croyant que l’incident s’arrêterait là. Pourtant, le policier a persisté et lui a tendu la contravention, refusant d’admettre son erreur, allant même jusqu’à lui demander de jurer devant Dieu qu’elle n’avait pas utilisé le téléphone.

La vidéo, enregistrée par la caméra embarquée du véhicule de patrouille, a été publiée par Katie Thomas elle-même sur son compte Instagram, espérant ainsi attirer l’attention sur le traitement réservé aux personnes handicapées lors de tels contrôles. Dans des déclarations recueillies par CBS News, elle a exprimé son souhait de dénoncer ces pratiques grâce à cet incident devenu viral.

Annulation de l’amende

Contestant la verbalisation, Katie Thomas devait comparaître devant le tribunal le mercredi suivant la médiatisation de l’affaire. Mais l’audience n’a pas eu lieu : le bureau du shérif du comté de Palm Beach a annulé l’amende le lundi 25 mai, mettant fin à la procédure. Aucune précision n’a été apportée sur les motifs exacts de cette décision, mais elle intervient après la large diffusion de la scène et les critiques suscitées par l’attitude de l’agent.

Un cas qui interroge

Cet épisode soulève des questions sur la fiabilité des constatations visuelles lors des opérations de contrôle routier et sur la formation des forces de l’ordre face aux situations impliquant des personnes en situation de handicap. L’amende, bien qu’annulée, a été vécue par la conductrice comme une injustice et un symbole des difficultés supplémentaires rencontrées par les personnes amputées au quotidien.