Le huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Paraguay se déroulera comme prévu, ont annoncé les organisateurs, malgré une vague de chaleur qui frappe la région. La décision de maintenir la rencontre intervient alors que les critiques se multiplient à l’encontre du protocole de la FIFA en matière de conditions climatiques extrêmes.
Des températures dépassant les 40 degrés Celsius ont été enregistrées ces derniers jours dans la ville hôte, soulevant des craintes pour la santé des joueurs et des spectateurs. Plusieurs équipes et syndicats de joueurs avaient appelé à l’instauration de pauses supplémentaires ou au report pur et simple des matchs exposés à une chaleur aussi intense. La FIFA, de son côté, s’appuie sur un règlement qui prévoit des arrêts de jeu pour hydratation uniquement à partir d’un seuil thermique fixé, mais sans possibilité de report.
Ce système a été jugé insuffisant par plusieurs observateurs et professionnels du football. Selon les informations disponibles, les critiques portent notamment sur l’absence de flexibilité de la part de l’instance dirigeante, qui privilégie le maintien du calendrier sportif au détriment des précautions sanitaires. Des médecins du sport ont également souligné les risques de coup de chaleur et de déshydratation sévère pour les athlètes évoluant sur une pelouse exposée en plein soleil.
Le match, qui se jouera à guichets fermés, attire aussi l’attention sur les conditions de travail des staffs techniques et des officiels. Les équipes ont été invitées à adapter leurs préparations, notamment en multipliant les pauses hydratation et en utilisant des systèmes de refroidissement avant et après la rencontre. La FIFA a rappelé que des dispositifs médicaux renforcés seraient présents dans le stade.
Cette polémique relance le débat sur la programmation des grandes compétitions dans des régions sujettes à des climats extrêmes. Alors que la Coupe du monde 2026 se tient pour la première fois dans trois pays, dont certains avec des étés particulièrement chauds, la question des protocoles de sécurité climatique pourrait être réexaminée à l’avenir. En attendant, les deux équipes se préparent à en découdre sur le terrain, sous une chaleur qui promet d’être l’un des adversaires les plus redoutables du jour.