Le dernier jour du hadj a donné lieu, le 29 mai, à un vaste mouvement de foule alors que des centaines de milliers de pèlerins entamaient leur retour depuis La Mecque et les sites sacrés environnants. Selon les estimations officielles, plusieurs centaines de milliers de fidèles ont déjà quitté l’Arabie saoudite ou s’apprêtent à le faire, après avoir accompli les rites du pèlerinage annuel. Cette édition 2026 restera marquée par une double épreuve : une vague de chaleur exceptionnelle et la persistance des hostilités impliquant l’Iran, qui ont contraint Riyad à prendre des mesures de sécurité inédites.
Un dispositif sanitaire sous tension Les températures ont dépassé les 45 degrés Celsius dans la région de La Mecque pendant plusieurs jours consécutifs, aggravant les risques de déshydratation et d’insolation pour les pèlerins. Les autorités saoudiennes ont multiplié les points de distribution d’eau, les brumisateurs et les tentes climatisées, mais le nombre de cas de malaise a augmenté par rapport aux années précédentes. Les équipes médicales ont effectué des milliers d’interventions pour des pathologies liées à la chaleur, sans qu’un bilan définitif des victimes n’ait encore été communiqué.
La guerre en Iran comme toile de fond Le hadj s’est déroulé dans un climat géopolitique particulièrement tendu. Le conflit régional qui implique l’Iran a perturbé les déplacements et suscité des inquiétudes parmi les pèlerins, notamment ceux originaires de pays voisins. La sécurité a été renforcée autour des lieux saints, avec des contrôles supplémentaires aux points d’entrée et une présence accrue des forces de l’ordre. Plusieurs participants ont exprimé leur soulagement de pouvoir achever leur pèlerinage sans incident majeur, malgré les menaces pesant sur la région.
Un pèlerinage sous haute surveillance Outre les risques liés à la chaleur et à la guerre, les autorités saoudiennes ont dû gérer les flux humains dans des conditions logistiques complexes. Les retours s’effectuent par vagues, par voie aérienne et terrestre, avec des files d’attente parfois longues dans les aéroports et aux postes-frontières. Des témoins ont rapporté des retards dans les vols et des difficultés de transport, mais la situation reste globalement maîtrisée selon les responsables locaux.
Pour de nombreux pèlerins, cette expérience a été vécue comme un acte de foi dans l’adversité. « C’était dur avec la chaleur et les nouvelles de la guerre, mais nous sommes venus pour Dieu », a confié un fidèle pakistanais avant de prendre son vol de retour. Les autorités religieuses saoudiennes ont salué le bon déroulement des rites malgré les circonstances exceptionnelles.
L’organisation du hadj demeure un défi majeur pour Riyad, qui investit chaque année des milliards de dollars dans les infrastructures et la sécurité. L’édition 2026, qui s’est tenue du 26 au 29 mai, confirme la capacité du royaume à accueillir des millions de pèlerins, même en temps de crise. Les prochaines semaines permettront d’évaluer plus précisément l’impact sanitaire et logistique du pèlerinage.