OpenAI a officialisé le 26 juin le lancement de sa nouvelle famille de modèles d'intelligence artificielle, baptisée GPT-5.6. Celle-ci se décline en trois versions : Sol, Terra et Luna. Cette annonce intervient dans un contexte de concurrence accrue avec Anthropic, dont les modèles Claude Fable 5 et Mythos 5 avaient récemment fait l'objet de restrictions commerciales imposées par Washington.

Un déploiement sous haute surveillance

La version la plus avancée, GPT-5.6 Sol, n'est pas accessible au grand public dans l'immédiat. OpenAI précise qu'elle est proposée en « limited preview », exclusivement via son interface de programmation (API) et l'outil Codex, à un petit groupe de partenaires et d'organisations jugés de confiance. ChatGPT n'est pas concerné par cette phase initiale.

Cette distribution restreinte répond à une demande du gouvernement américain. L'entreprise a indiqué avoir présenté en amont ses plans et les capacités des modèles aux autorités, dans le cadre d'un dialogue continu. Les participants à cette preview limitée ont été communiqués à l'administration, avant une diffusion plus large prévue dans les semaines à venir.

Un positionnement qui rappelle les récentes restrictions d'Anthropic

Cette séquence fait écho aux déboires rencontrés par Anthropic. Les États-Unis avaient interdit à cette entreprise de commercialiser ses modèles Claude Fable 5 et Mythos 5 auprès d'entreprises étrangères, en raison de leur potentiel dans des domaines sensibles comme la cybersécurité. GPT-5.6 Sol semble précisément cibler ce créneau, avec des améliorations revendiquées dans le code, les workflows automatisés et la recherche de vulnérabilités.

Des capacités techniques inédites

OpenAI présente GPT-5.6 Sol comme son modèle le plus puissant à ce jour. Il introduit notamment un mode de raisonnement baptisé « max », conçu pour laisser davantage de temps au système afin de traiter des problèmes complexes. Un mode « ultra » est également de la partie, s'appuyant sur des sous-agents pour accélérer l'exécution de tâches longues.

Sur le plan des performances, l'entreprise affirme que Sol établit un nouvel état de l'art sur le benchmark Terminal-Bench 2.1, qui mesure la capacité à effectuer des workflows en ligne de commande exigeant planification, itération et coordination d'outils.

Terra et Luna, des options plus accessibles

Aux côtés de Sol, OpenAI a dévoilé Terra, une option performante et plus abordable, ainsi que Luna, un modèle plus rapide et plus économique. Ces deux versions devraient permettre à l'entreprise de couvrir un spectre plus large de besoins, des applications massives nécessitant une faible latence aux projets plus complexes requérant une puissance de calcul importante. Les modalités précises de leur déploiement n'ont pas encore été communiquées.