Washington intensifie la pression sur les fabricants de semi-conducteurs asiatiques pour renforcer l'approvisionnement local en composants critiques destinés à l'intelligence artificielle. Le secrétaire au Commerce des États-Unis, Howard Lutnick, a demandé à SK Hynix et à Samsung d'augmenter leur production de puces mémoire sur le sol américain.
Cette intervention s'inscrit dans la stratégie de l'administration visant à réduire la dépendance vis-à-vis de la production asiatique et à sécuriser les chaînes d'approvisionnement en mémoire vive (DRAM) et en mémoire flash (NAND), essentielles pour les centres de données et les systèmes d'IA. Les deux entreprises sud-coréennes dominent le marché mondial de ces composants.
Selon plusieurs informations concordantes, Lutnick a insisté sur la nécessité d'accélérer les investissements déjà annoncés par les deux groupes. SK Hynix a récemment dévoilé un plan d'investissement de 56 milliards d'euros destiné à la construction de nouvelles usines, tandis que Samsung poursuit également ses projets d'expansion aux États-Unis.
Aucune réponse officielle des entreprises n'a été communiquée dans l'immédiat. Les discussions porteraient sur les volumes de production supplémentaires et les délais de mise en service des nouvelles capacités. Les négociations interviennent alors que la demande de semi-conducteurs pour l'IA explose, poussant les autorités américaines à vouloir sécuriser une part croissante de la production sur le territoire national.
Cette initiative s'ajoute aux efforts de l'administration pour soutenir l'industrie des semi-conducteurs aux États-Unis, dans le cadre du CHIPS and Science Act, qui prévoit des subventions et des incitations pour attirer les usines sur le sol américain.