Alors que les températures amorcent une décrue après un épisode caniculaire exceptionnel, le gouvernement met en garde contre les risques sanitaires qui demeurent. Dans un communiqué transmis ce samedi, les services du Premier ministre ont indiqué que la canicule « recule » mais que ses effets sanitaires « restent devant nous » et se feront sentir « pendant plusieurs jours ». Cette déclaration intervient au lendemain de la réunion d'une cellule de crise présidée par le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, qui avait déjà alerté sur la multiplicité des dangers liés à cette vague de chaleur.

Un reflux des températures confirmé Les prévisions météorologiques confirment une baisse progressive des températures sur la majeure partie du territoire. Pourtant, Matignon insiste sur le fait que la vigilance ne saurait être levée trop tôt. « La canicule recule, mais ses effets sanitaires restent devant nous », affirme l'exécutif, qui souligne que l'organisme humain met du temps à récupérer après plusieurs jours d'exposition à des chaleurs extrêmes. Les personnes âgées, les enfants en bas âge et les personnes souffrant de pathologies chroniques sont particulièrement exposés.

Un appel à la prudence prolongé Les autorités sanitaires rappellent les gestes essentiels pour se protéger : boire régulièrement de l'eau sans attendre d'avoir soif, se rafraîchir le corps, éviter les sorties aux heures les plus chaudes et maintenir son logement au frais en fermant les volets le jour. Matignon précise que les dispositifs d'alerte et de suivi sanitaire restent activés. Les services d'urgence et les hôpitaux, mis sous tension par l'afflux de patients présentant des signes de déshydratation ou de coups de chaleur, demeurent en ordre de bataille.

Un épisode d'une intensité rare Cette vague de chaleur, qui a concerné une large moitié sud et est de la France, a vu les températures dépasser les 40 °C dans plusieurs départements. Des records locaux ont été battus. La cellule de crise présidée mercredi par Sébastien Lecornu avait déjà évoqué non seulement les risques sanitaires, mais aussi les dangers accrus de feux de forêt, de ruptures d'approvisionnement en eau et de tensions sur le réseau électrique. Si la menace immédiate s'éloigne, les conséquences indirectes de l'épisode pourraient se prolonger.

Une vigilance maintenue sur tout le territoire Même si le nombre de départements en vigilance rouge a diminué, plusieurs zones restent placées en alerte orange ou jaune. Le gouvernement appelle les préfets à maintenir les mesures de coordination avec les services de secours et les collectivités locales. « Nous ne sommes pas encore sortis de l'ornière », résume une source proche du dossier, qui insiste sur la nécessité de ne pas baisser la garde. Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l'impact réel de cette canicule sur la santé publique et les infrastructures.

Un bilan encore provisoire Les données définitives concernant la surmortalité liée à cet épisode ne seront connues que dans plusieurs semaines. Les autorités appellent à la prudence dans l'interprétation des chiffres provisoires. En attendant, l'ensemble des services de l'État reste mobilisé pour répondre aux besoins des populations les plus fragiles et pour prévenir tout nouvel incident lié à la chaleur rémanente.