Reprise des hostilités entre Washington et Téhéran

Le cessez-le-feu signé le 17 juin entre l'Iran et les États-Unis a été mis à rude épreuve ce week-end. Après une première salve de frappes samedi, les deux puissances ont de nouveau échangé des tirs dimanche, s'accusant mutuellement de ne pas respecter l'accord de trêve. Cette escalade survient alors que la communauté internationale espérait une désescalade durable dans la région.

L'accord Liban-Israël vivement contesté par le Hezbollah

Dans le même temps, sur l'autre front du conflit régional, l'accord-cadre visant à instaurer une « paix durable » entre le Liban et Israël, signé vendredi 26 juin, a suscité une vive opposition de la part du Hezbollah pro-iranien. Naïm Qassem, chef du mouvement chiite libanais, a qualifié samedi cet accord de « grave erreur ». Il a estimé que le texte était « humiliant, honteux, et représentait un abandon de souveraineté », accusant les autorités libanaises de « légitimer la poursuite de l'occupation » israélienne.

Des frappes israéliennes dans le sud du Liban

Parallèlement à ces critiques, l'armée israélienne a mené des bombardements dans le sud du Liban. Selon les autorités sanitaires libanaises, ces raids ont fait un mort. L'Agence nationale d'information libanaise (ANI) a précisé qu'un avion de chasse israélien avait visé les abords des localités de Deir Seryan et Taybeh, dans le sud du pays. Ces frappes faisaient suite à une série de bombardements israéliens déjà menés la veille dans la même région.

Un contexte de tensions accrues

Cette nouvelle flambée de violence intervient alors que les accords de cessez-le-feu semblaient déjà fragiles. Les États-Unis et l'Iran s'accusent mutuellement de violations, tandis que l'accord entre le Liban et Israël, bien que soutenu par une partie de la communauté internationale, ne fait pas l'unanimité au Liban même, où le Hezbollah et ses alliés dénoncent une capitulation.