Le monde de la gastronomie française perd l’un de ses talents les plus singuliers. Bertrand Grébaut, chef et copropriétaire du restaurant Septime, dans le 11e arrondissement de Paris, est mort à l’âge de 44 ans. L’information a été confirmée par son entourage, sans que la cause du décès ne soit précisée.
Né en 1982, le cuisinier avait fait ses armes dans des maisons prestigieuses avant d’ouvrir Septime en 2011. L’établissement, situé rue de Charonne, est rapidement devenu une adresse incontournable, décrochant une étoile au guide Michelin en 2014. Sa cuisine, souvent décrite comme contemporaine et libre, puisait dans les produits de saison avec une exigence rare. Le chef était également aux commandes du bar-restaurant Clamato, voisin de Septime, et du bistrot Dilia, ouvert en 2018.
Un « électron libre » de la cuisine
Bertrand Grébaut était perçu comme un électron libre, à l’écart des codes traditionnels de la haute gastronomie. Refusant la standardisation, il avait bâti une carte qui évoluait chaque jour, valorisant le travail des maraîchers, pêcheurs et éleveurs. Son approche, à la fois technique et instinctive, lui avait valu une reconnaissance internationale. Le magazine The World’s 50 Best Restaurants classait régulièrement Septime parmi les meilleures tables d’Europe.
Au-delà de ses fourneaux, il incarnait une certaine vision de l’hospitalité, où la simplicité et la convivialité primaient sur le décorum. Ses collaborateurs louaient sa générosité et son exigence bienveillante.
Hommages unanimes
Depuis l’annonce de sa mort, de nombreuses voix s’élèvent pour saluer sa mémoire. Des chefs de renom, des critiques gastronomiques et des clients fidèles ont exprimé leur tristesse et leur admiration. Certains évoquent le vide laissé par un homme qui avait su réinventer la bistronomie tout en restant fidèle à ses convictions.
La disparition de Bertrand Grébaut marque la fin d’un chapitre pour la scène culinaire parisienne, qui perd l’un de ses artisans les plus inventifs et respectés. Ses restaurants restent ouverts, gérés par ses associés, mais l’âme du lieu portera désormais le poids de son absence.