La grand-messe politique du Parti républicain se déroulera dans une configuration inédite cette année. Le président américain Donald Trump a annoncé la tenue d'une convention nationale à Dallas, au Texas, les 9 et 10 septembre. Cet événement, qualifié d'« historique » par le chef de l'État, rompt avec la tradition selon laquelle les grandes réunions partisanes ne se tiennent que lors des années d'élection présidentielle.
« Cela n'a jamais été fait auparavant et sera un événement véritablement historique », a écrit Donald Trump sur son réseau social, promettant « beaucoup de grands divertissements » et un rassemblement « comme aucun autre ». L'idée a germé l'année dernière, et les responsables du parti en planifient la logistique depuis plusieurs mois.
Cette décision intervient alors que le parti au pouvoir perd historiquement du terrain lors des élections de mi-mandat. Les stratèges républicains voient dans cette convention de deux jours, organisée juste avant le début du vote anticipé, une tribune de choix pour défendre leur bilan et tenter de conserver leur majorité.
Un contexte politique tendu
La popularité de Donald Trump a sensiblement chuté depuis le début de son second mandat, et les démocrates voient dans cette convention une occasion de lier les candidats républicains vulnérables à un président moins populaire. Depuis l'arrivée de Donald Trump sur la scène politique nationale, le Parti républicain a connu des performances électorales moins bonnes lors des scrutins où le nom du président ne figure pas sur le bulletin de vote.
Dallas au cœur de la stratégie texane
Le choix de Dallas n'est pas anodin. La métropole texane, qui dispose d'infrastructures suffisantes pour accueillir un tel événement, permettra de braquer les projecteurs sur la course au Sénat de l'État. La bataille oppose James Talarico, un élu démocrate et séminariste, à Ken Paxton, le procureur général républicain, qui a écarté le sénateur sortant John Cornyn lors des primaires grâce au soutien de Donald Trump. Le Texas n'a pas élu de démocrate à l'échelle de l'État depuis plusieurs décennies, mais James Talarico est devenu l'un des collecteurs de fonds les plus performants de son camp.
Des finances déséquilibrées
La convention républicaine bénéficiera d'une assise financière solide. Le Comité national républicain disposait de plus de 125 millions de dollars en banque au début du mois de juin. En comparaison, le Comité national démocrate est accablé par davantage de dettes que de liquidités. Les démocrates avaient brièvement envisagé d'organiser leur propre convention de mi-mandat, mais le parti a renoncé en raison du coût prohibitif de l'opération.
La liste des intervenants et des candidats invités n'a pas encore été dévoilée, mais Donald Trump a indiqué que l'événement mettrait en avant des « innovateurs, entrepreneurs, fabricants, premiers intervenants et créateurs d'emplois ».