Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a exprimé un sentiment d'alerte face à l'essor militaire de la Chine en Asie-Pacifique. Dans une déclaration rendue publique le 30 mai 2026, il a affirmé qu'il y a « de quoi légitimement s'alarmer » concernant ce renforcement.

Cette prise de position intervient alors que les États-Unis observent avec attention les efforts de modernisation de l'Armée populaire de libération et l'extension de son rayon d'action dans l'Indo-Pacifique. Pete Hegseth, nommé à la tête du Pentagone par le président américain, a fait de la concurrence stratégique avec Pékin l'une de ses priorités.

Le choix des termes (« de quoi légitimement s'alarmer ») marque un ton particulièrement ferme de la part du responsable américain. Il s'inscrit dans une série de mises en garde répétées par Washington concernant les ambitions chinoises, notamment en mer de Chine méridionale et dans le détroit de Taïwan, bien que ces zones n'aient pas été explicitement citées dans son propos.

Cette déclaration survient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux grandes puissances, sur fond de rivalités technologiques, économiques et militaires. Elle pourrait alimenter les débats au sein de l'administration américaine sur la nécessité d'accroître la présence militaire des États-Unis dans la région.