Un nouveau prétendant s'avance dans la course à l'Élysée. Philippe Brun, député de la quatrième circonscription de l'Eure et figure montante du Parti socialiste, a officiellement fait part, ce mardi 30 juin, de son intention de participer à la primaire interne que le PS prévoit d'organiser au mois d'octobre en vue de l'élection présidentielle de 2027.

« Je serai candidat à la primaire interne du Parti socialiste. Il ne s'agit pas d'ajouter une candidature extérieure », a déclaré l'élu sur une radio nationale. Il a précisé que son objectif était de « porter cette ligne populaire » et d'éviter que « la gauche ne soit plus à côté de ses pompes ». Selon ses termes, l'ambition est de redonner aux citoyens l'envie de voter pour la gauche en proposant des mesures concrètes pour améliorer leur quotidien.

Un collectif de jeunes élus pour soutenir la candidature

Le député normand s'est présenté entouré d'une équipe qu'il entend mobiliser autour de ce projet. Il a notamment cité Romain Eskenazi, député et directeur de sa campagne, parmi les jeunes parlementaires qui l'accompagnent. « Avec l'équipe qui m'accompagne, a-t-il ajouté, nous voulons réveiller le Parti socialiste qui est une belle endormie. »

Un parti divisé entre plusieurs ambitions

Cette annonce intervient dans un climat d'incertitude stratégique au sein du PS. Alors que les instances dirigeantes du parti se réunissent ce mardi soir pour tenter de dénouer la situation et clarifier la marche à suivre pour l'échéance de 2027, plusieurs personnalités ont déjà manifesté leur intérêt pour le scrutin. Parmi les noms évoqués figurent le député Jérôme Guedj, le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane, ou encore l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve. Toutefois, à ce stade, tous n'ont pas encore franchi le pas d'une déclaration officielle d'intention de participer à la primaire.

La candidature de Philippe Brun s'inscrit donc dans un paysage socialiste en recomposition, où la question de la ligne politique – entre alliance avec les autres forces de gauche et affirmation d'une identité sociale-démocrate plus autonome – reste centrale. Le député de l'Eure assume d'incarner une orientation qu'il qualifie lui-même de « populaire », cherchant à renouer avec un électorat populaire qui, selon plusieurs observateurs, s'est éloigné du parti ces dernières années.