Alors que des informations faisaient état d'un accord de principe entre négociateurs américains et iraniens, le vice-président des États-Unis, JD Vance, a tempéré ces annonces jeudi. S'exprimant devant la presse, il a déclaré que Washington n'en était « pas encore là » concernant un accord avec Téhéran, tout en reconnaissant que les deux parties étaient « proches ». Il a précisé que les États-Unis conservaient la capacité de retarder significativement le programme nucléaire iranien.
Selon des sources proches des discussions, les négociateurs seraient parvenus à un compromis prévoyant la prolongation du cessez-le-feu actuel et la levée des restrictions sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. Cet accord de principe serait toutefois soumis à l'approbation du président américain Donald Trump et du guide suprême iranien.
Points de blocage persistants
JD Vance a évoqué « quelques points d'achoppement » dans les discussions, portant notamment sur le stock d'uranium enrichi détenu par l'Iran et sur la question de la poursuite de l'enrichissement. Le vice-président a souligné qu'il était difficile de prédire avec exactitude le moment où le président Trump pourrait signer le protocole d'accord (MOU). « Nous échangeons sur quelques points de formulation », a-t-il expliqué.
« Je ne peux pas garantir que nous y parviendrons, mais pour l'instant, je me sens plutôt optimiste. Nous avons fait beaucoup de progrès », a ajouté M. Vance, tout en laissant entendre que la décision finale appartenait au chef de l'exécutif américain. Il a conclu en espérant que les discussions continueraient à avancer, permettant au président de se trouver en position d'approuver l'accord, une issue qu'il a qualifiée de « à déterminer ».
Réactions des marchés
Les déclarations de M. Vance ont eu un impact mesuré sur les marchés pétroliers. Les contrats à terme sur le brut ont légèrement reculé, portés par les espoirs d'un accord, mais le ton prudent du vice-président a empêché une chute plus marquée des prix. Le Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a perdu 35 cents, soit 0,37 %, pour s'établir à 93,36 dollars le baril. Aux États-Unis, le baril de pétrole a cédé 63 cents (0,71 %) à 88,27 dollars.
Contexte élargi
Ces négociations interviennent dans un contexte régional tendu, avec des frappes israéliennes au Liban et à Gaza, et alors que les autorités israéliennes sont ajoutées à la liste de l'ONU sur les violences sexuelles dans les conflits. L'extension du cessez-feu américano-iranien pourrait offrir une fenêtre de désescalade, mais les incertitudes demeurent quant à sa ratification définitive par les deux capitales.