Steve Clarke a remis sa démission en tant que sélectionneur de l'Écosse, a annoncé la Fédération écossaise de football dans un communiqué diffusé peu après la fin du match opposant la Croatie au Ghana, samedi. Cette rencontre, remportée par les Croates (2-1), a scellé le sort des Écossais, déjà mathématiquement éliminés après leur défaite contre le Brésil (3-0) mercredi à Miami.
Le départ de Clarke, qui avait pris les rênes de la sélection en mai 2019, intervient de manière brutale : il n'avait signé un nouveau bail de quatre ans que trente et un jours auparavant, le 28 mai dernier. À l'époque, il avait justifié cette prolongation par la nécessité de « planifier l'avenir » et de « donner une certitude avant la Coupe du monde ». Les joueurs ont été informés de sa décision samedi, alors que l'ensemble du groupe se trouvait encore à Charlotte, en Caroline du Nord, leur base de repli.
Un parcours en demi-teinte dans le Groupe C
L'Écosse avait pourtant bien débuté sa campagne en s'imposant 1-0 face à Haïti à Boston. Mais elle a ensuite enchaîné par une défaite 1-0 contre le Maroc dans la même ville, avant de sombrer contre le Brésil. Avec trois points, les hommes de Clarke nourrissaient l'espoir d'être repêchés parmi les huit meilleurs troisièmes de groupe, espoir anéanti par le résultat de la Croatie.
Cette élimination précoce rappelle les désillusions de l'ère Clarke lors des grands tournois. Sous sa direction, l'Écosse avait réussi à se qualifier pour deux Championnats d'Europe consécutifs (2021, 2024) – une performance remarquable pour une nation absente de toute phase finale depuis la Coupe du monde 1998 – mais n'avait jamais franchi le premier tour. La victoire contre Haïti constitue d'ailleurs le seul succès de l'Écosse en tournoi majeur sous son mandat.
Les adieux de Clarke et la reconnaissance de la fédération
Dans un message adressé aux supporteurs, Clarke a confié : « La partie la plus émouvante de cet adieu concerne mes joueurs, sans qui nous n'aurions aucun des souvenirs accumulés de 2019 à aujourd'hui. Ils méritent tous les éloges et l'adulation qu'ils reçoivent, et ce fut un véritable honneur d'être appelé leur entraîneur. Merci de m'avoir accueilli, et bonne chance à mon successeur. »
Le directeur général de la fédération, Ian Maxwell, a salué le travail accompli : « Bien que nous soyons tous déçus d'avoir quitté la Coupe du monde dès la phase de groupes, nous ne devons pas perdre de vue les progrès indéniables réalisés sous les sept années de direction de Steve. Parti d'une équipe classée dans le chapeau 4 en 2019, il a terminé en tête de son groupe de qualifications pour le Mondial, répondant plus que largement à la mission qui lui avait été confiée de ramener l'Écosse au plus haut niveau. »
Quel avenir pour l'Écosse ?
Le départ de Clarke ouvre une période d'incertitude pour la sélection écossaise. La fédération n'a pas encore communiqué sur le profil recherché ni sur un éventuel intérim. Le nom de plusieurs techniciens écossais ou connaissant le football britannique circule déjà, mais aucune démarche officielle n'a été confirmée. L'Écosse devra rapidement trouver un nouveau sélectionneur pour préparer les échéances à venir, notamment les qualifications pour le prochain Championnat d'Europe.