Quatre personnes ont été interpellées mardi 30 juin dans les Alpes-Maritimes dans le cadre d’un trafic de stupéfiants qui utilisait des paquets de croquettes pour animaux comme cache. L’affaire avait débuté en mars, lorsque des particuliers avaient reçu par erreur des colis contenant dix kilogrammes de kétamine, une substance anesthésiante détournée comme drogue récréative.
Les enquêteurs de la gendarmerie nationale ont identifié en quelques mois les membres d’une organisation qu’ils décrivent comme « structurée » et qui approvisionnait notamment le milieu des rave-parties. Les perquisitions, menées dans le centre ancien de Saint-Paul-de-Vence, ont permis la saisie de deux armes de poing ainsi que d’un important lot de drogues : 6,3 kilogrammes de 4-MMC, un kilogramme de drogue de synthèse, 280 grammes de cocaïne, 160 grammes de MDMA, plus de 280 cachets d’ecstasy et 320 grammes de cannabis. Au total, la valeur estimée des stupéfiants à la revente est comprise entre 700 000 et 900 000 euros.
Parmi les personnes arrêtées figurent deux hommes, l’un de nationalité allemande et l’autre belge, tous deux âgés d’une trentaine d’années et résidant en France depuis longtemps. Les autorités les présentent comme « les têtes du réseau ». Placés en garde à vue selon un régime dérogatoire pouvant aller jusqu’à quatre-vingt-seize heures, ils ont été déférés vendredi 3 juillet devant le parquet de Grasse en vue d’une comparution immédiate.
Procédures judiciaires distinctes pour les autres mis en cause
Un troisième suspect a reçu une convocation devant le tribunal pour septembre 2026. Un quatrième fera l’objet d’une convocation en reconnaissance préalable de culpabilité, et un cinquième d’une ordonnance pénale. Par ailleurs, une dizaine d’autres personnes ont été entendues soit comme mises en cause, soit comme témoins.
L’enquête, menée par la section de recherches de la gendarmerie, a permis de démanteler un réseau qui utilisait des colis de croquettes pour dissimuler la drogue destinée à des fêtes et rassemblements. L’erreur de livraison à des particuliers a constitué le point de départ de l’enquête, menant à l’identification de l’ensemble des protagonistes.