Kenneth Law, un ancien cuisinier âgé de 60 ans, a plaidé coupable devant la justice canadienne pour avoir commercialisé en ligne ce qu'il présentait comme des « kits de suicide ». Selon les éléments du dossier, Law aurait envoyé plus de 1 200 colis entre 2020 et son interpellation en mai 2023. Chaque enveloppe, vendue 80 dollars, contenait des sachets de nitrite de sodium, une substance légale mais potentiellement mortelle à forte dose.
Les colis ont été expédiés vers de nombreux pays, dont l'Australie, la France, la Belgique et la Grande-Bretagne. Au Canada, au moins 14 décès ont été attribués à ces envois. L'accusé a reconnu les faits mais n'est pas poursuivi pour meurtre, une décision qui suscite la colère des familles des victimes, qui estiment que la qualification retenue ne reflète pas la gravité des actes.
L'affaire met en lumière les lacunes juridiques autour de la vente de substances létales en ligne. Le nitrite de sodium, utilisé notamment comme conservateur alimentaire ou en laboratoire, peut être acquis sans restriction majeure. Kenneth Law encoure une peine qui devrait être prononcée ultérieurement par le tribunal.