Le projet d'émettre un billet de 250 dollars à l'effigie de Donald Trump a franchi une étape décisive. Lors d'un point de presse organisé à la Maison-Blanche le 28 mai dernier, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a présenté une proposition de billet où figure le visage du président américain. Cette révélation publique confirme les pressions exercées par l'administration pour contourner une règle datant de 1866, qui interdit formellement l'apparition de personnes vivantes sur la monnaie des États-Unis.
Des instructions données au sein du BEP
Des employés actuels et anciens du Bureau de la gravure et de l'impression (BEP) ont rapporté avoir reçu des instructions pour produire un billet de 250 dollars, dont la valeur équivaut à environ 214 euros. Un projet de loi avait déjà été soumis au Congrès en 2025, dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis. Plusieurs événements sont prévus en juin et juillet 2026 pour marquer cette date symbolique. Le design du billet a été approuvé par Donald Trump lui-même, selon des responsables de l'administration.
Un cadre légal contraignant
La législation en vigueur, le « Portrait and Signature Act » de 1866, interdit strictement que le portrait d'une personne vivante orne un billet de banque américain. Pour contourner cette interdiction, l'administration pourrait tenter de faire adopter une loi spécifique par le Congrès ou interpréter la règle de manière plus souple. Aucun précédent n'existe depuis l'adoption de cette loi : seuls des personnages historiques décédés, comme George Washington, Abraham Lincoln ou Benjamin Franklin, figurent sur les coupures en circulation.
Un projet lié aux célébrations du 250e anniversaire
L'initiative s'inscrit dans une série d'actions visant à marquer le sceau personnel de Donald Trump sur les institutions américaines. La création d'une nouvelle coupure de 250 dollars serait une première historique : jamais un président en exercice n'a été représenté sur un billet en circulation. Les partisans du projet y voient une reconnaissance du rôle du président dans le renouveau du pays, tandis que les critiques dénoncent un acte mégalomane et une rupture des traditions.
Réactions et suites
Le BEP n'a pas encore officiellement commenté les ordres qu'il aurait reçus. Le débat reste ouvert sur la faisabilité technique et juridique du projet. Plusieurs questions subsistent, notamment sur le calendrier de mise en circulation et sur la réaction du Congrès, dont l'approbation sera nécessaire pour modifier la loi. Les prochaines semaines devraient apporter davantage de précisions sur la concrétisation de ce projet sans précédent.