Alain Finkielkraut s'en est pris ce dimanche 24 mai à Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise. Interrogé sur la trajectoire politique du tribun, le philosophe et essayiste a tranché : « Jean-Luc Mélenchon a commencé par opportunisme et il s'est auto-intoxiqué. »
Cette déclaration intervient dans un climat politique français marqué par les préparatifs de la présidentielle de 2027, à laquelle Jean-Luc Mélenchon brigue un nouveau mandat. Sans entrer dans le détail des propositions du candidat, Alain Finkielkraut a porté un jugement sévère sur l'homme et sa méthode, qu'il juge d'abord guidée par le calcul avant de devenir sincèrement radicale.
L'expression « s'auto-intoxiquer » suggère que le dirigeant insoumis, après avoir adopté des positions par tactique électorale, aurait fini par les intérioriser au point de ne plus distinguer la stratégie de la conviction. Une analyse qui rejoint certaines critiques formulées par d'autres observateurs de la vie politique française, sans que le philosophe n'étaye son propos par des exemples précis dans cette intervention.
Alain Finkielkraut, connu pour ses positions tranchées sur les questions d'identité et de laïcité, s'est déjà opposé à plusieurs reprises à la gauche radicale. Jean-Luc Mélenchon n'a pas réagi publiquement à ces déclarations dans l'immédiat.