Un projet gouvernemental visant à libérer 25 000 prisonniers au Pérou provoque de vives tensions dans le pays. Présenté comme une mesure d'urgence pour faire face à la surpopulation carcérale et aux conditions de détention dégradantes, le plan est accusé par ses détracteurs de sacrifier la justice et d'ouvrir la voie à l'impunité.

Les autorités péruviennes justifient cette initiative par la nécessité de désengorger des prisons saturées et de répondre à une situation humanitaire critique. Selon elles, la libération massive permettrait de réduire les risques sanitaires et d'améliorer les conditions de vie des détenus les moins dangereux.

En opposition, des organisations de défense des droits des victimes et une partie de la classe politique dénoncent un transfert de responsabilité et un affaiblissement de la réponse judiciaire. Elles estiment que des criminels condamnés pour des délits graves pourraient bénéficier de cette mesure, ce qui compromettrait la sécurité publique et la confiance dans le système judiciaire.

Le débat reste ouvert, aucun calendrier ni critère précis de sélection des prisonniers éligibles n'ayant encore été officiellement publié. La controverse intervient dans un contexte de fragilité institutionnelle au Pérou, où la question de la réforme pénitentiaire est récurrente.