Dans un témoignage intime, une femme prénommée Lucia, âgée de 45 ans, explique comment elle a surmonté une période prolongée de baisse de libido qui menaçait son couple. Il y a environ cinq ans, elle avait le sentiment que si elle ne devait plus jamais avoir de relations sexuelles, cela ne lui poserait aucun problème. « Je pensais que je ne voudrais plus jamais avoir de rapports sexuels », confie-t-elle.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette perte de désir. Lucia évoque le stress lié à la pandémie de Covid-19, ainsi que les changements hormonaux annonciateurs de la périménopause. « C’était comme si quelque chose dans mon cerveau ne fonctionnait plus », décrit-elle. Cette situation a créé des tensions avec son compagnon, Edwin, avec qui elle partage sa vie depuis 26 ans. Les disputes se sont multipliées. Edwin lui demandait ce qui n’allait pas, et Lucia peinait à lui expliquer qu’il ne s’agissait pas d’un rejet de sa personne, mais d’une absence totale d’envie. « Je me sentais coupable parce que je l’aime et que je veux le rendre heureux », ajoute-t-elle.

Une consultation médicale et un supplément

Après six mois à un an de blocage, Lucia a consulté un médecin. Celui-ci lui a prescrit un supplément – dont la nature exacte n’est pas précisée – destiné à atténuer les symptômes de la périménopause. Ce traitement a probablement contribué à amorcer un mieux, mais ce n’est pas la seule clé.

Le « pep talk » : un déclic psychologique

Pour sortir de cette impasse, Lucia a décidé de se parler à elle-même, de se donner un « pep talk », soit un discours d’encouragement personnel. Cette technique, empruntée au monde du sport ou de la motivation, lui a permis de se convaincre que le désir pouvait renaître. « Je me suis dit que je devais faire quelque chose pour moi, pour nous », explique-t-elle. Ce déclic psychologique a accompagné les changements physiologiques induits par le supplément, et le couple a peu à peu retrouvé une vie sexuelle épanouie.

Le poids de la culpabilité et la communication

Le témoignage de Lucia souligne le rôle de la culpabilité dans les relations de couple lorsque le désir s’éteint. « Il a toujours été partant, et moi je ne voulais plus rien », résume-t-elle. La communication avec Edwin a été difficile, mais le fait de reconnaître le problème et de chercher des solutions médicales et personnelles a finalement renforcé leur complicité.

Lucia conclut en insistant sur l’importance de ne pas subir passivement une baisse de libido, mais d’agir – que ce soit par une aide médicale, par un travail sur soi ou par un dialogue renouvelé avec son partenaire. Son histoire illustre comment des facteurs biologiques (périménopause) et contextuels (stress pandémique) peuvent affecter la sexualité, et comment des remèdes simples, combinés à une détermination personnelle, peuvent inverser la tendance.