Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé le départ immédiat de son président Albert Manifold, après que des accusations de harcèlement ont été portées contre lui. La décision a été prise par le conseil d’administration à l’issue d’un processus d’examen interne, a indiqué la société dans un communiqué.
Albert Manifold, qui dirigeait le conseil d’administration de BP, est accusé d’avoir adopté un comportement intimidant envers plusieurs employés. Les plaintes, dont la nature précise n’a pas été rendue publique, ont conduit l’entreprise à ouvrir une enquête avant de prononcer son éviction.
Un dirigeant expérimenté Nommé président en 2023, Albert Manifold était auparavant directeur général du groupe de matériaux de construction CRH. Son parcours dans l’industrie lourde avait été salué lors de sa prise de fonction, mais les récentes allégations ont mis fin à son mandat chez BP. La société n’a pas précisé si d’autres mesures disciplinaires étaient envisagées à son encontre.
Gouvernance sous pression Ce départ brutal intervient alors que BP cherche à stabiliser sa gouvernance. Le groupe a récemment modifié sa stratégie énergétique, revenant sur certains de ses objectifs climatiques sous la pression d’investisseurs activistes. L’éviction du président ajoute une incertitude supplémentaire sur la direction de l’entreprise.
Réactions et suites Aucun successeur n’a encore été désigné pour remplacer Albert Manifold. Le conseil d’administration a précisé qu’il travaillait à la nomination d’un nouveau président dans les meilleurs délais. Les employés à l’origine des plaintes n’ont pas fait de déclaration publique. L’affaire pourrait relancer les débats sur la culture d’entreprise au sein des grands groupes énergétiques.