La secrétaire d’État à l’Éducation britannique, Bridget Phillipson, a ordonné une enquête de l’Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) sur les frais cachés facturés par les crèches, alors que de nombreux parents continuent de supporter des coûts supplémentaires malgré l’extension des heures de garde subventionnées par le gouvernement.
Dans une lettre adressée à la CMA, Mme Phillipson demande d’examiner plusieurs pratiques jugées problématiques : les dépôts de garantie non remboursables, les heures payées supplémentaires obligatoires, ainsi que des charges pour des produits de base tels que les couches, les repas et la crème solaire. Les ministres estiment que trop de familles doivent encore débourser des sommes importantes pour obtenir une place en crèche, ce qui réduit l’impact des mesures publiques censées alléger le coût de la garde d’enfants.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement de Keir Starmer pour soulager les budgets des ménages, alors que la guerre en Iran continue de peser sur les prix mondiaux. Jeudi dernier, la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, a annoncé un plan baptisé « Grandes économies d’été britanniques », comprenant notamment la gratuité des bus pour les enfants au mois d’août et la suppression de droits de douane sur certains produits de première nécessité.
L’enquête de la CMA devra déterminer si les pratiques des crèches sont conformes au droit de la concurrence et si elles pourraient être considérées comme abusives. Le gouvernement craint que les familles ne ressentent pas pleinement les bénéfices des aides publiques en raison de ces frais annexes. Aucun calendrier précis n’a encore été communiqué pour les conclusions de l’examen.
Cette annonce survient alors que le secteur de la petite enfance fait face à des tensions, entre hausse des coûts de fonctionnement et difficultés de recrutement. Les associations de parents d’élèves et certains députés avaient déjà alerté sur la multiplication des frais cachés, qui peuvent représenter plusieurs centaines de livres par an. La décision de la secrétaire d’État vise à apporter plus de transparence et à garantir que les fonds publics alloués aux heures de garde gratuites profitent réellement aux familles.
L’examen portera également sur les pratiques de facturation des crèches privées et associatives, ainsi que sur les éventuelles clauses abusives dans les contrats. Le gouvernement n’exclut pas de légiférer si les recommandations de la CMA mettent en lumière des dysfonctionnements systémiques.