Camille Cerf a choisi de lever le voile sur une maladie dont elle souffre depuis des années. Dans une interview publiée ce week-end, la Miss France 2015 revient sur le lipœdème, une pathologie qu'elle qualifie elle-même d'« incurable ». L'animatrice, qui vient de prendre les rênes de l'émission « Mot de passe : le duel », avait déjà évoqué son diagnostic en février dernier via une vidéo sur les réseaux sociaux. Elle confie aujourd'hui les répercussions concrètes de cette affection sur son corps et son mode de vie.
Une maladie longtemps dissimulée
Camille Cerf explique que ses jambes sont devenues « son plus gros complexe », ajoutant : « Ça fait des années que je vous les cache, que je les couvre. » Le lipœdème se manifeste chez elle par une accumulation de « graisse inflammatoire qui se stocke au niveau des cuisses ». Les conséquences sont douloureuses : « Cela se traduit par des jambes très douloureuses au toucher ou quand je reste trop longtemps debout, mais aussi par l'apparition de bleus. » Après avoir partagé son histoire, elle a reçu de nombreux messages de soutien, notamment d'Iris Mittenaere et de Laury Thilleman.
Des adaptations quotidiennes
Face à cette maladie pour laquelle il n'existe pas de traitement curatif, Camille Cerf a dû modifier en profondeur ses habitudes. Elle énumère les mesures qu'elle a mises en place : « Comme adopter un régime anti-inflammatoire, faire des drainages lymphatiques, pratiquer la natation, porter des chaussettes de compression, marcher. » Ces changements visent à atténuer les symptômes et à améliorer sa qualité de vie, même si la pathologie reste présente.
Un nouveau chapitre professionnel
À 31 ans, Camille Cerf cumule les projets. Après avoir commenté l'Eurovision aux côtés de Stéphane Bern – édition marquée par la victoire de la Bulgare Dara et la 11e place de la représentante française Monroe – elle anime désormais « Mot de passe : le duel ». Malgré les défis posés par sa maladie, elle poursuit sa carrière médiatique avec détermination. Son témoignage vise à sensibiliser le public sur une affection qui toucherait une femme sur dix, selon les estimations médicales, mais reste encore largement ignorée.