Le député EPR des Yvelines, Charles Rodwell, a vivement critiqué ce lundi 25 mai la ligne politique de certains opposants au Rassemblement national, affirmant que « on ne combat pas le RN en cautionnant une alliance avec les islamistes ». Il s’exprimait sur le plateau de La Grande Interview.

Une mise en garde contre des alliances jugées dangereuses

Sans nommer explicitement les formations concernées, le parlementaire Renaissance a dénoncé une stratégie qui consisterait, pour faire barrage à l’extrême droite, à se rapprocher de mouvements qu’il qualifie de « islamistes ». Il estime que cette approche est non seulement inefficace mais qu’elle trahit les valeurs républicaines. Selon lui, une telle alliance ne ferait que renforcer le RN en brouillant le clivage républicain.

Un débat récurrent sur la stratégie de « front républicain »

Cette déclaration intervient dans un contexte où la question des alliances électorales et des accords de désistement est régulièrement débattue au sein de la majorité présidentielle et de la gauche. Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent, notamment chez Les Républicains et au sein de Renaissance, pour remettre en cause un « front républicain » qui pourrait bénéficier, localement, à des candidats issus de la France insoumise ou d’autres partis accusés de complaisance avec l’islam politique.

Charles Rodwell, proche de Gabriel Attal, s’inscrit dans cette ligne critique. Il avait déjà, par le passé, alerté sur les risques d’une normalisation de La France insoumise, qu’il juge incompatible avec les principes de la laïcité et de la lutte contre le séparatisme.

Réactions politiques attendues

Les propos du député des Yvelines interviennent alors que le camp présidentiel cherche à définir une ligne claire à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Plusieurs figures de la majorité appellent à ne pas faire « d’amalgame » entre la gauche républicaine et les partis qu’elles considèrent comme extrémistes, tandis que d’autres, à l’instar de Rodwell, jugent nécessaire de rompre tout accord de désistement avec La France insoumise.

Cette prise de position intervient également après plusieurs déclarations de responsables du RN, qui se présentent comme les seuls remparts contre l’islamisme et accusent régulièrement la majorité et la gauche d’être complices par leurs alliances. Le député Rodwell a ainsi cherché à couper court à cette argumentation en rappelant que pour lui, la lutte contre le RN ne saurait justifier un rapprochement avec des forces qu’il juge hostiles aux valeurs de la République.