Un constat d’impuissance face à l’IA

Sur un forum en ligne, un utilisateur a lancé une question existentielle : comment vivre alors que l’intelligence artificielle générale (AGI) pourrait surpasser les humains dans tous les domaines d’ici un à trois ans ? Pour lui, toute activité professionnelle semble dénuée de sens, car les efforts ne produiront bientôt que des retours marginaux. Il propose deux voies extrêmes : se consacrer uniquement au plaisir immédiat (hédonisme) ou accumuler un maximum de capital pendant qu’il en est encore temps. Il exige également de ses éventuels contradicteurs qu’ils apportent des preuves que les progrès des modèles d’IA vont plafonner à un niveau symbolique, qu’il nomme « Mythos ».

Des métiers préservés selon un participant

Un autre intervenant a nuancé ce constat. Selon lui, de nombreux métiers ne seront pas impactés par les grands modèles de langage actuels, ni à court ni à moyen terme. Il cite les peintres en bâtiment, les plombiers, les agriculteurs, les chefs cuisiniers, les ingénieurs, les architectes, les policiers, les soldats, les infirmiers et les médecins. Ces professions, ancrées dans le monde physique, ne devraient pas être rendues obsolètes dans les trois prochaines années, ni même dans les trente. Pour lui, l’auteur de la question projette son expérience personnelle – probablement celle d’un développeur ou d’un travailleur du numérique – sur l’ensemble du monde du travail.

La perspective d’une robotisation généralisée

L’auteur initial a répondu en précisant qu’il envisage surtout la disparition des emplois de cols blancs, au même rythme que ceux de la programmation. Il admet un décalage pour les métiers manuels, mais estime que la robotique finira par provoquer le même phénomène. Le débat reste ouvert, aucune donnée probante n’ayant été apportée pour étayer l’une ou l’autre thèse. La demande de preuves émise par l’auteur n’a pas reçu de réponse factuelle dans les échanges observés.

Un questionnement qui interroge notre rapport au travail

Cette discussion reflète les angoisses suscitées par les progrès rapides de l’intelligence artificielle. Si l’arrivée de l’AGI reste hypothétique, les interrogations sur la valeur du travail et la manière de donner un sens à sa vie gagnent en intensité. Le fil de discussion n’apporte pas de réponse définitive, mais illustre la diversité des perceptions face à un avenir incertain.