Le fonds du « Conceil de paix » pour Gaza, l’instance créée par Donald Trump pour coordonner et financer la reconstruction de l’enclave palestinienne, n’a officiellement reçu aucun dollar. Selon des informations révélées par un média britannique, la Banque mondiale, qui administre ce fonds, confirme qu’aucun versement n’y a été enregistré à ce jour.

Des besoins colossaux, un fonds vide

Les besoins pour la reconstruction de Gaza sont estimés à 71,4 milliards de dollars. Ce chiffre, qui inclut la remise en état des infrastructures, des logements et des services de base, contraste avec l’absence totale de financement officiel du fonds dédié. L’initiative, présentée par Donald Trump comme un outil de paix et de développement, semble ainsi marquer le pas.

Un mécanisme administratif sans résultat

Le fonds, dont la gestion a été confiée à la Banque mondiale, devait permettre de collecter des contributions internationales. Mais plusieurs semaines après son lancement, les caisses restent vides. Le silence des grands donateurs potentiels – tant étatiques que privés – interroge sur la viabilité du projet. Aucun pays ni aucune organisation internationale n’a encore officiellement annoncé de contribution.

Un contexte de fragilité politique

Cette absence de financement intervient dans un contexte géopolitique tendu. La guerre entre Israël et le Hamas, qui a dévasté une grande partie de Gaza, n’a pas débouché sur un cessez-le-feu durable. La communauté internationale reste divisée sur l’approche à adopter pour la reconstruction et la gouvernance future de l’enclave. L’initiative de Donald Trump, qui n’est plus en fonction, peine à trouver une légitimité et un soutien concrets.

Des dons déjà promis mais non versés ?

Si des dizaines de millions de dollars ont été évoqués dans les discussions préparatoires, aucun de ces montants n’a été officiellement transféré dans le fonds. Le média britannique précise que des promesses orales ont pu être faites, mais qu’elles ne se sont pas matérialisées par des virements bancaires. Le fonds demeure donc à l’état de coquille vide.

Des implications pour la reconstruction

Sans argent, aucun chantier d’envergure ne peut être lancé. Les responsables humanitaires alertent sur l’urgence de la situation : des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions précaires, sans accès à l’eau potable, à l’électricité ou à des soins de santé. Le blocage du financement risque d’aggraver encore la crise humanitaire.

Un pari incertain

Le « Conseil de paix » pour Gaza était présenté comme une innovation diplomatique, mêlant acteurs privés et publics. Mais l’absence de soutien financier tangible montre les limites de cette approche. L’administration actuelle américaine n’a pas fait de ce fonds une priorité, et les grandes puissances régionales restent prudentes. Tant que le conflit n’est pas résolu, les investisseurs hésitent à s’engager.