À un peu plus de deux semaines du coup d’envoi, la FIFA a levé le voile sur les camps de base des 48 nations participantes à la Coupe du monde 2026, programmée du 11 juin au 19 juillet dans trois pays nord-américains. Ces infrastructures, réparties sur l’ensemble du territoire américain, ont été conçues pour offrir aux sélections des conditions optimales d’entraînement, de soins et de logistique, avec pour objectif de réduire les temps de déplacement et de préserver la fraîcheur physique des joueurs tout au long de la compétition.
L’équipe de France, tête de série, posera ses valises à Boston, dans le Massachusetts. Les joueurs de Didier Deschamps s’installeront sur le campus de Bentley University. Les Américains, pays hôte, ont quant à eux choisi Irvine, en Californie, où ils évolueront au Great Park Sports Complex. Le Mexique, autre coorganisateur, résidera dans son propre centre d’entraînement, le Centro de Alto Rendimiento (CAR) situé à Mexico.
Plusieurs sélections se regroupent dans les mêmes villes. Kansas City accueille ainsi pas moins de quatre équipes : l’Algérie (University of Kansas), l’Argentine (Sporting KC Training Centre), l’Angleterre (Swope Soccer Village) et les Pays-Bas (KC Current Training Facility). La région de New York et du New Jersey réunit le Brésil (Columbia Park Training Facility), Haïti (Stockton University), le Maroc (The Pingry School) et le Sénégal (Rutgers University). San Francisco Bay Area est le camp de base de l’Australie (Oakland Roots/Soul Training Facility) et du Paraguay (Spartan Soccer Complex).
Des choix géographiques et logistiques variés
D’autres équipes ont fait des choix plus inattendus. L’Iran, dont les trois matchs de poule se déroulent aux États-Unis, a finalement installé son camp à Tijuana, au Mexique, après que les autorités américaines ont refusé d’accueillir la délégation iranienne sur leur sol. Les joueurs de la sélection iranienne s’entraîneront au Centro Xoloitzcuintle. La Bosnie-et-Herzégovine sera à Sandy (Utah) au RSL Stadium, tandis que la Croatie a opté pour Alexandria (Virginie) et l’Episcopal High School. L’Allemagne a choisi Winston-Salem (Caroline du Nord) et l’université Wake Forest.
L’Espagne sera à Chattanooga (Tennessee) à la Baylor School, l’Italie n’étant pas qualifiée, elle n’apparaît pas dans la liste. La Belgique a retenu Renton (État de Washington) et le centre d’entraînement des Seattle Sounders FC. Le Portugal s’installera à Palm Beach Gardens (Floride) au Gardens North County District Park.
Des équipes réparties sur tout le continent
La répartition géographique montre une forte concentration sur la côte Est et le centre des États-Unis, mais aussi quelques implantations au Canada et au Mexique. Outre l’Iran, d’autres équipes ont choisi le Mexique : la Colombie à Guadalajara (Academia Atlas FC), la Corée du Sud à Guadalajara également (Chivas Verde Valle), la Tunisie à Monterrey (Rayados Training Centre), et le Mexique lui-même. L’Afrique du Sud sera à Pachuca (CF Pachuca – Universidad Del Futbol).
Le Canada accueille le Panama à New Tecumseth (Ontario) au Nottawasaga Training Site. Les autres équipes sont dispersées dans différents États américains : l’Allemagne à Winston-Salem, le Ghana à Boston (Bryant University), le Japon à Nashville (Nashville SC), l’Arabie saoudite à Austin (Austin FC Stadium), la Suisse à San Diego (SDJA), la Suède à Dallas (FC Dallas Stadium), la Turquie à Mesa (Arizona Athletic Grounds), et l’Ouzbékistan à Atlanta (Atlanta United Training Centre).
Des infrastructures adaptées au très haut niveau
Chaque camp de base a été pensé comme un mini-village sportif comprenant terrains d’entraînement, espaces médicaux, salles de récupération et hébergement. La FIFA a veillé à ce que les installations soient proches des stades de match pour minimiser les déplacements, bien que certaines équipes devront parcourir plusieurs centaines de kilomètres selon le calendrier des rencontres. L’objectif affiché est de permettre aux joueurs de se préparer dans les meilleures conditions possibles pour cette première édition à 48 équipes.
Cette annonce intervient alors que les listes de joueurs des 48 pays ont également été dévoilées ces derniers jours. Les camps de base constituent une pièce maîtresse de l’organisation logistique du Mondial 2026, qui promet d’être le plus étendu jamais organisé, avec des matchs répartis dans seize villes hôtes à travers les trois pays.