Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, a vivement condamné les conditions d’arrestation des membres de la flottille pour Gaza, lors d’un entretien diffusé le 26 mai 2026. « Ce qu’il s’est passé s’apparente à de la torture », a-t-elle déclaré, en référence aux actes reprochés aux forces israéliennes. Les participants de cette initiative humanitaire, qui tentaient d’acheminer de l’aide vers la bande de Gaza, ont été interpellés par les autorités israéliennes.
Critique de la réponse française La députée a par ailleurs estimé que la réaction de la France face à cet incident était « trop timide ». Sans préciser les mesures qu’elle aurait souhaitées, Cyrielle Chatelain a appelé à une position plus ferme de Paris à l’égard d’Israël, dans le contexte de la guerre en cours à Gaza. Cette déclaration intervient alors que les relations entre la France et Israël sont tendues, notamment en raison de la crise humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Autres sujets abordés Au cours de l’interview, Cyrielle Chatelain a également évoqué l’épisode de chaleur qui a frappé la France ces derniers jours, le qualifiant de préoccupant. Elle est par ailleurs rapporteure de la commission d’enquête parlementaire sur « les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique », un travail visant à évaluer les risques liés à la concentration du marché et aux pratiques des grandes entreprises technologiques.
Contexte de la flottille La flottille pour Gaza, organisée par plusieurs ONG internationales, avait pour objectif de briser le blocus imposé par Israël et de livrer des fournitures médicales et alimentaires. Les arrestations de ses membres ont suscité des condamnations dans plusieurs capitales européennes. Cyrielle Chatelain s’inscrit dans cette vague de critiques, tout en regrettant que Paris n’ait pas été plus véhément.