Dans un entretien exclusif accordé à un média français, Daniel Kretinsky, homme d’affaires tchèque et actionnaire de référence de plusieurs grandes entreprises hexagonales, a alerté sur les conséquences économiques de certaines orientations politiques. Il affirme que « si la France mène des politiques hostiles au capital et aux entrepreneurs, elle va le payer très cher ». Le milliardaire, également investisseur dans les médias et détenteur de participations dans TotalEnergies, Casino, Fnac Darty et Editis, juge que les pays européens présentent de « fortes tendances à l’autodestruction ».
Un signal d’alarme pour l’attractivité
Daniel Kretinsky estime que l’environnement réglementaire et fiscal en France pourrait dissuader les investisseurs internationaux. Il souligne que la compétitivité du pays dépend de sa capacité à attirer les capitaux. Sans nommer de mesure précise, il évoque des « politiques hostiles » qui, selon lui, porteraient préjudice à la confiance des entrepreneurs. Le chef d’entreprise tchèque, qui a réalisé plusieurs acquisitions majeures en France ces dernières années, appelle à un changement de cap pour éviter un repli économique.
Critique des tendances européennes
Au-delà du cas français, l’investisseur exprime une préoccupation plus large sur la trajectoire du Vieux Continent. Il considère que les pays européens ont de « fortes tendances à l’autodestruction », en raison notamment de leur endettement, de leur bureaucratie et de leur manque de vision stratégique. Ces déclarations interviennent alors que plusieurs gouvernements européens, dont la France, cherchent à concilier discipline budgétaire et soutien à l’industrie.
Un acteur économique influent
Daniel Kretinsky est connu pour sa discrétion médiatique, mais ses prises de parole sont rares et très suivies dans les milieux d’affaires. Propriétaire du groupe de médias Czech Media Invest, il détient aussi des parts dans le groupe français de librairie Editis, l’enseigne de grande distribution Casino et le distributeur d’électroménager Fnac Darty. Sa position d’actionnaire significatif de TotalEnergies lui confère une tribune particulière pour commenter les politiques énergétiques et fiscales.
Des propos qui suscitent le débat
Les déclarations de Daniel Kretinsky interviennent dans un contexte de tensions entre le gouvernement français et certains grands patrons, notamment sur la taxation des superprofits ou les régulations environnementales. Si ses propos n’ont pas encore fait l’objet de réactions officielles de la part des autorités françaises, ils pourraient alimenter les discussions sur l’attractivité du territoire. Plusieurs observateurs économiques notent que la France a perdu des places dans les classements internationaux de compétitivité ces dernières années.
L’homme d’affaires tchèque ne s’est pas exprimé sur d’éventuels projets d’investissement supplémentaires en France, ni sur ses intentions concernant ses participations actuelles. Ses avertissements interviennent alors que le gouvernement français prépare son prochain budget et que des débats sur la fiscalité des entreprises animent la vie politique.