David Lisnard, maire de Cannes et président du parti Nouvelle Énergie, a déclaré ce mercredi qu'il était nécessaire d'« augmenter le salaire net » et de « cotiser moins pour gagner plus ». Cette intervention, tenue sur CNEWS, s'inscrit dans le débat récurrent sur le pouvoir d'achat et la fiscalité du travail en France.

Une proposition de baisse des charges Selon David Lisnard, la solution pour améliorer le revenu des actifs passe par une réduction des cotisations sociales, plutôt que par une hausse du salaire brut. « Il faut cotiser moins pour gagner plus », a-t-il martelé, estimant que les prélèvements obligatoires pèsent trop lourdement sur les travailleurs et limitent leur capacité à consommer ou à épargner.

Cette position est généralement portée par les partis libéraux et une partie de la droite française. En plaidant pour une diminution des cotisations, David Lisnard rejoint d'autres voix qui, à droite et au centre, appellent à une réforme du financement de la protection sociale, sans augmenter les impôts.

Un débat ancien, des implications budgétaires La proposition de David Lisnard intervient alors que le gouvernement cherche des marges de manœuvre budgétaires. Une baisse des cotisations pourrait se traduire par une diminution des recettes de la Sécurité sociale, à moins d'être compensée par d'autres ressources, comme une hausse de la CSG, un transfert vers l'impôt sur le revenu ou une réduction des dépenses publiques. Lisnard n'a pas précisé le mécanisme de compensation qu'il préconiserait.

Le coût du travail en France est souvent pointé comme un frein à l'emploi et à la compétitivité. Plusieurs rapports officiels, dont ceux du Conseil d'orientation des retraites ou de la Cour des comptes, ont souligné que le taux élevé de prélèvements obligatoires sur le travail peut décourager l'embauche et limiter le pouvoir d'achat des salariés. Cependant, toute diminution des cotisations doit être financée, ce qui peut créer un dilemme politique entre baisse des charges et maintien des niveaux de protection sociale.