Mardi 26 mai dans la soirée, deux fusillades ont ensanglanté les quartiers de Malakoff à Nantes et Mistral à Grenoble. Bilan provisoire des autorités : deux morts et trois blessés par balles. Les tirs seraient liés aux trafics de stupéfiants qui sévissent dans ces zones urbaines.

À Nantes, dans le quartier Malakoff, un homme a perdu la vie et deux autres personnes ont été blessées. Les secours dépêchés sur place n’ont pu que constater le décès de la victime. Les deux blessés ont été transportés vers des établissements hospitaliers, leur pronostic vital n’est pas communiqué.

Simultanément, à une centaine de kilomètres de là, dans le quartier Mistral de Grenoble, une autre fusillade a fait un mort et un blessé. Là encore, les tirs auraient été perpétrés par des individus armés circulant à bord d’un véhicule, qui ont pris la fuite. Les victimes sont des jeunes hommes, possiblement impliqués dans des activités liées au trafic de drogue.

Fuite des tireurs et mobilisation des enquêteurs

Dans les deux villes, les auteurs des coups de feu n’ont pas été interpellés ce mardi soir. Les polices locales ont ouvert des enquêtes pour homicide et tentative d’homicide. Des scellés ont été prélevés et des témoins auditionnés. Les quartiers concernés sont connus des forces de l’ordre pour être des points de vente de stupéfiants où des rivalités entre bandes dégénèrent régulièrement en violence armée.

Un phénomène récurrent dans les quartiers sensibles

Ces événements s’inscrivent dans une série d’affrontements par armes à feu liés au narcotrafic qui touchent plusieurs métropoles françaises. Nantes et Grenoble sont régulièrement le théâtre de règlements de comptes. Les autorités peinent à endiguer ce type de violence, malgré des opérations de sécurisation renforcées. Les enquêtes en cours devront déterminer si les deux fusillades sont liées.